Chine: Une attaque au couteau dans une gare fait 9 blessés

CHINE Cette même gare de Canton avait déjà été le théâtre d'un épisode similaire en mai dernier...

M.C. avec AFP
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Un policier devant la gare de Canton après une attaque au couteau, le 7 mai 2014.
Un policier devant la gare de Canton après une attaque au couteau, le 7 mai 2014. — STR / AFP

Un homme a été abattu vendredi par la police chinoise, après une attaque au couteau dans une gare du sud du pays, ont annoncé les forces de l'ordre. «Quelqu'un s'est mis à frapper au couteau dans la foule à la gare de Canton», selon un communiqué du Bureau municipal de sécurité publique de la ville. La police a ouvert le feu et tué un suspect, avant d'arrêter un second homme, soupçonné d'avoir pris part également à l'attaque, a-t-il ajouté.

Aucun autre détail n'était fourni, et la police de Canton n'a pas répondu aux appels de l'AFP. Des médias locaux ont également rapporté qu'un des suspects avait tranché la main d'un policier. 

Les motivations de l'agresseur encore inconnues

Le motif de l'attaque n'est pas connu, mais celle-ci survient alors que l'Assemblée nationale populaire tient à Pékin sa session annuelle, où devrait notamment être abordée un projet controversé de loi antiterroriste. Selon la BBC, ce contexte devrait renforcer la thèse d'une attaque pour des motifs politiques.  

Cette même gare de Canton avait déjà été le théâtre d'un épisode similaire en mai dernier, quand un attaquant solitaire avait été touché par des tirs policiers puis interpellé, après avoir blessé six personnes au couteau.

La Chine avait par ailleurs été traumatisée par une tuerie commise à l'arme blanche en mars 2014, il y a tout juste un an, à la gare de Kunming dans le Yunnan (sud-ouest), où pas moins de 35 personnes, dont quatre assaillants présumés, avaient trouvé la mort. L'attentat avait été imputé par les autorités à des séparatistes extrémistes venus du Xinjiang -vaste région de l'ouest de la Chine, dont les Ouïghours, des musulmans turcophones, forment la principale ethnie, et agitée par des violences endémiques.