VIDEO. Corée du Sud: Enquête sur les liens avec Pyongyang de l'agresseur de l'ambassadeur américain

COREE DU SUD L'agresseur, qui s'est rendu plus de six fois en Corée du Nord entre 2006 et 2007, avait tenté d'ériger à Séoul un mémorial à la gloire de Kim Jong-Il...

M.C. avec AFP

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L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert quittant l'Institut culturel Sejong à Séoul après avoir été attaqué par un nationaliste coréen, le 5 mars 2015
L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert quittant l'Institut culturel Sejong à Séoul après avoir été attaqué par un nationaliste coréen, le 5 mars 2015 — YONHAP Yonhap

L'agresseur était-il lié à Pyongyang? La police sud-coréenne a annoncé vendredi qu'elle enquêtait sur les relations éventuelles avec la Corée du Nord de l'auteur de l'attaque au couteau contre l'ambassadeur américain en Corée du Sud

Kim Ki-Jong, 55 ans, risque de possibles poursuites pour tentative de meurtre après avoir blessé Mark Lippert à l'arme blanche, une attaque qui a valu à l'ambassadeur 80 points de suture pour une profonde entaille au visage.

Lois contre les tentatives d'infiltration venues du Nord communiste

Les éléments qui commencent à émerger en Corée du Sud sur le profil de l'agresseur laissent entrevoir qu'il s'agit d'un loup solitaire, un fervent nationaliste convaincu que Washington est l'un des principaux obstacles à la réunification de la péninsule coréenne.

Kim Ki-Jong s'est également rendu plus de six fois en Corée du Nord entre 2006 et 2007 et avait tenté d'ériger à Séoul un mémorial à la gloire de Kim Jong-Il après le décès du dirigeant nord-coréen en 2011. Pyongyang a qualifié l'agression spectaculaire commise contre l'ambassadeur de «juste châtiment» et «d'acte de résistance» à la présence américaine sur la péninsule coréenne ainsi qu'aux exercices militaires conjoints qui se déroulent actuellement.

«Nous enquêtons sur les liens éventuels entre (le suspect) et la Corée du Nord», a déclaré à la presse Yoon Myung-Soon, le chef de la police pour le district central de Séoul où s'est produit l'attaque. «Nous n'en avons pour l'instant aucune preuve mais nous tentons de déterminer s'il a violé ou non la loi sur la sécurité nationale», a-t-il ajouté. Cette loi est entrée en vigueur en 1948 pour tenter de protéger la jeune Corée du Sud des tentatives d'infiltration venues du Nord communiste. Elle interdit toute promotion écrite ou orale de l'idéologie de Corée du Nord et prévoit jusqu'à sept ans de prison pour les contrevenants.