VIDEO. Irak: Les ruines assyriennes de Nimroud détruites au bulldozer par Daesh

TERRORISME Il y a une semaine, le groupe djihadiste publiait une vidéo montrant le musée de Mossoul se faire vandaliser...

Fabien Randanne

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Le site archéologique de Nimroud, dans le nord de l'Irak, le 17 juillet 2001
Le site archéologique de Nimroud, dans le nord de l'Irak, le 17 juillet 2001 — Karim Sahib AFP

L’organisation Etat islamique poursuit son entreprise de destruction des trésors pré-islamiques. Le groupe djihadiste a commencé à ravager les ruines assyriennes de Nimroud, a annoncé jeudi le ministère irakien du Tourisme. Daesh a «pris d'assaut la cité historique de Nimroud et a commencé à la détruire avec des bulldozers», a indiqué le ministère sur sa page officielle Facebook.

Un responsable des Antiquités a précisé que les destructions ont commencé après les prières de la mi-journée et que des camions, qui auraient pu servir à dérober des pièces archéologiques, ont été aperçus sur place. Ce responsable déplorait ne pas être, pour le moment, en mesure de «mesurer l'ampleur des dégâts».

Nimroud, cité fondée au XIIIe siècle avant J.-C., est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Mossoul, contrôlée par l'EI depuis juin. Par ailleurs, l'ONU a annoncé qu’environ 28.000 personnes avaient fui en quelques jours la région de Tikrit, plus au sud, où les forces gouvernementales ont lancé une offensive d'envergure afin d’en chasser l’organisation Etat islamique.

Le musée de Mossoul vandalisé précédemment

Il y a une semaine, l’organisation Etat islamique mettait en ligne jeudi une vidéo montrant des djihadistes en train de vandaliser les collections du musée de Mossoul (Irak), qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique. Les images montraient les hommes en train de faire tomber des statues de leur socle et de les détruire à coups de masse. L’Unesco avait parlé de «tragédie culturelle» et les réactions d’indignation ont été nombreuses au sein de la communauté internationale.

Si cette opinion est extrêmement marginale, même chez les religieux les plus traditionnels, les djihadistes estiment que les statues favorisent l'idolâtrie.