Wikileaks: Julian Assange se confie sur sa vie «difficile» à l'ambassade d'Equateur

TEMOIGNAGE Le fondateur de Wikileaks est poursuivi par les Etats-Unis pour avoir publié en 2010 des centaines de milliers de documents confidentiels du gouvernement...

C.B.

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Julian Assange le 18 août 2014 à l'ambassade d'Equateur à Londres
Julian Assange le 18 août 2014 à l'ambassade d'Equateur à Londres — John Stillwell Pool

Il est reclus dans l’ambassade équatorienne de Londres depuis 2012. Et ce matin, il était au micro d’Europe 1. Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, explique que «la menace qui plane sur [s]a famille et sur [s]es enfants» est celle qui lui «pèse le plus. Eux n'ont rien demandé».

L’homme, poursuivi par les Etats-Unis pour avoir publié en 2010, via le site WikiLeaks, des centaines de milliers de documents confidentiels du gouvernement et de l’armée américaine, fait également l’objet d’une enquête pour violences sexuelles, menée en Suède. Des faits qu’il nie formellement.

«La vie est difficile bien entendu»

Dans l’interview qu’il accorde à Europe 1, l’Australien explique la surveillance dont il fait l'objet «est illégale. Le fait que tous mes visiteurs soient passés au crible présente des difficultés pour travailler. La vie est difficile bien entendu, par certains côtés. Contrairement à d'autres détenus de droit commun, je n'ai par exemple aucune possibilité d'exercices physiques».

Pour autant, il ne veut absolument pas être extradé vers les Etats-Unis et prévient: «Si je devais effectivement finir aux États-Unis, je me battrais très certainement et il en coûterait au pouvoir américain de me faire tomber».