VIDEO. Un cinquième nouveau-né abandonné dans une «boîte à bébés» de Belgique

ENFANCE L'enfant a été prénommé Jules par le bénévole qui l'a trouvé dans le tiroir chauffé et sécurisé...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: un nouveau-né.
Illustration: un nouveau-né. — Kate T. Parker/REX/REX/SIPA

C'est le cinquième en sept ans. Un nouveau-né a été abandonné début décembre à Anvers en utilisant la seule «boîte à bébés» de Belgique, qui permet aux parents de rester anonymes, a indiqué mercredi la municipalité.

«Je sais qu'il y a des critiques contre le tiroir à bébés, mais je dois dire que je suis heureux que cela existe à Anvers pour les mères qui sont terriblement désespérées afin qu'elles puissent abandonner leur enfant en toute sécurité et en toute discrétion», a déclaré l'adjoint au bourgmestre en charge des Affaires sociales, Fons Duchateau, sur la chaîne flamande VRT.

Sorte de tiroir sécurisé et chauffé

La «boîte à bébés», une sorte de tiroir sécurisé et chauffé, garantit l'anonymat du dépositaire. Une alarme se déclenche quelques instants après son utilisation pour prévenir l'association, mais aussi laisser le temps au parent de s'éloigner. En Belgique, elle a été utilisée pour la première fois en novembre 2007.

Le petit garçon, aujourd'hui placé dans une famille d'accueil candidate pour l'adopter, est le cinquième nouveau-né déposé dans la «boîte à bébés» de l'association Moeders voor Moeders (Des mères pour les mères) depuis sa création en 2000. Il a été prénommé Jules par la bénévole qui l'a trouvé. Deux autres nourrissons ont été recueillis par l'association, mais ils lui ont été remis directement, sans passer par le tiroir.

Sans doute pas d'assistance pendant l'accouchement

Quand il a été déposé dans la boîte, très peu de temps après sa naissance selon Fons Duchateau, le petit Jules était en bonne santé. Au vu de la manière dont son cordon ombilical avait été coupé, la mère biologique n'a probablement pas reçu d'assistance lors de l'accouchement, selon la chaîne VTM.

La mère biologique peut revenir sur sa décision pendant six mois. «On veut donner le plus de temps possible à la maman pour qu'elle puisse revenir sur sa décision», a indiqué à la presse Katrin Beyers, de l'association Moeders Voor Moeders, pour expliquer les trois mois de silence des autorités sur ce nouvel abandon. «Une fois, ça a marché», a-t-elle insisté.

Ce système controversé existe également dans d'autres pays tels que l'Allemagne ou le Japon.