Rougeole: La mort d’un bébé de 18 mois inquiète l'Allemagne

SANTE Les autorités ont annoncé qu’elles allaient contrôler les vaccinations pour mieux lutter contre l'épidémie de rougeole…

V.V. avec AFP

— 

Le médecin traitant peut vacciner ses patients contre la rougeole.
Le médecin traitant peut vacciner ses patients contre la rougeole. — F. DURAND / SIPA

Après les carnets de correspondance, ce sont les carnets de vaccination que les autorités allemandes vont vérifier. En proie à une épidémie de rougeole depuis l’automne, les autorités sanitaires d’outre-Rhin ont annoncé, ce lundi, qu’elles allaient renforcer l’information auprès des parents et surtout contrôler les vaccinations après la mort d’un bébé de dix-huit mois.

>> Eclairage: La rougeole refait surface à Rennes

Le ministère régional de la Santé a annoncé la mort de ce petit garçon le jour même où une école primaire de Berlin fermait ses portes préventivement en raison de nombreux cas de rougeole. Cette maladie virale hautement contagieuse a frappé, selon l’institut Robert Koch de veille sanitaire, 570 personnes dans la ville depuis octobre.

«Des irresponsables sèment une peur irrationnelle»

Si les autorités ne prévoient pas pour l’instant de rendre cette vaccination obligatoire, elles ont toutefois tapé du poing sur la table, ce lundi. Le ministre fédéral de la Santé, Hermann Gröhe, a ainsi appelé la population à vérifier ses vaccinations, dénonçant «certains irresponsables opposés aux vaccins qui sèment une peur irrationnelle».

>> Monde: La rougeole envahit la Californie depuis Disneyland

«Celui qui refuse de vacciner son enfant ne met pas seulement cet enfant en danger, mais d’autres également», a-t-il poursuivi dans un communiqué.

Des demandeurs d’asile de Serbie

La rougeole peut notamment provoquer des affections respiratoires ou neurologiques graves, comme des encéphalites, parfois mortelles. Les opposants au vaccin l'accusent d'avoir des effets indésirables voire dangereux.

Selon l'Institut Robert Koch, la rougeole est arrivée à Berlin avec des demandeurs d'asile de Serbie et de Bosnie-Herzégovine, où une épidémie sévit depuis février 2014.