«La Grèce doit sortir de l’Euro», estime Valéry Giscard d’Estaing

GRECE L'ancien président de la République français propose une «friendly exit», «dans l’intérêt mutuel de chacun»...

M.C.

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Valéry Giscard d'Estaing au Bourget, le 14 octobre 2014.
Valéry Giscard d'Estaing au Bourget, le 14 octobre 2014. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La Grèce affiche son optimisme au moment où elle s’apprête à déposer, ce jeudi, sa demande d'«extension du financement» européen. Mais alors même que le Premier ministre Alexis Tsipras souligne qu'Athènes «souhaite la poursuite des négociations avec ses partenaires et non pas une rupture», l’ancien Président français Valéry Giscard d’Estaing estime que la sortie de la Grèce de la zone euro serait une bonne chose.

«La question fondamentale, estime-t-il dans les Echos, est de savoir si l’économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l’euro». Pour Valéry Giscard d’Estaing, «la proposition implicite du nouveau gouvernement grec suppose une dévaluation de la monnaie», et la Grèce, qui «ne peut redevenir compétitive avec le niveau actuel de l’euro», doit par conséquent en sortir.

Une «Friendly exit» «dans l’intérêt mutuel de chacun»

Celui pour qui «l’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente» propose ce qu’il appelle une «friendly exit», «dans l’intérêt mutuel de chacun», qui lui permettrait de préparer «un éventuel retour, plus tard». Sans cela, VGE prédit «une crise encore plus sévère».

La zone euro avait posé un ultimatum au gouvernement d'Alexis Tsipras, lui donnant jusqu'à vendredi pour solliciter la poursuite du programme d'aide arrivant à échéance au 28 février.