Ukraine: L'armée se retire de la ville stratégique de Debaltseve

CONFLIT Les autorités ukrainiennes ont demandé aux Occidentaux d'infliger une réponse «sévère» à l'égard de Moscou...

20 Minutes avec AFP

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Des rebelles pro-russes près de Debaltseve dans l'est de l'Ukraine mardi 17 février 2015.
Des rebelles pro-russes près de Debaltseve dans l'est de l'Ukraine mardi 17 février 2015. — AFP

L'armée ukrainienne quitte Debaltseve et l'abandonne aux rebelles prorusses après une dizaine de jours de combats acharnés, a annoncé mercredi le président ukrainien Petro Porochenko avant de s'envoler pour l'Est rebelle.

«Ce matin, les forces armées ukrainiennes avec la garde nationale ont achevé l'opération d'évacuation planifiée et organisée de nos unités militaires de Debaltseve», a déclaré le chef de l'Etat dans une adresse à la Nation prononcée à l'aéroport de Kiev. «A l'heure actuelle, 80% de nos unités sont sorties, nous attendons encore deux convois».

>> Ukraine: Malgré la trêve, les prorusses se sont emparés de Debaltseve, ville stratégique de l'est

L'Ukraine demande à l'Occudent des sanctions contre Moscou

Les autorités ukrainiennes ont demandé aux Occidentaux d'infliger une réponse «sévère» à l'égard de Moscou après l'entrée des rebelles prorusses dans Debaltseve, un noeud ferroviaire important situé entre deux «capitales» rebelles de Donetsk et de Lougansk. L'Union Européenne a condamné une «claire violation du cessez-le-feu» par les séparatistes à Debaltseve.

La trêve rompue

Cette offensive est survenue au troisième jour de la trêve dans l'est de l'Ukraine, arrachée la semaine passée à l'issue des négociations de presque 17 heures à Minsk par les chefs d'Etat allemand, français, russe et ukrainien.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les rebelles et d'avoir déployé ses troupes en Ukraine, ce que Moscou dément. Mardi, les Etats-Unis ont condamné «fermement» la violation du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine par des «séparatistes agissant de concert avec les forces russes». Si Moscou continue de violer les accords de Minsk, «le prix à payer pour la Russie serait plus lourd», a averti le vice-président américain Joe Biden lors d'un entretien téléphonique mardi avec le président ukrainien Petro Porochenko.