Swissleaks: HSBC publie une lettre d'excuses «les plus sincères»

BANQUES La banque est au coeur d'un scandale d'évasion fiscale...

N.Beu. avec AFP

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Picture by Gabriel Szabo/Guzelian

HSBC branch in Liverpool city centre on 26th of April, 2012
HSBC bank helped wealthy clients dodge millions in tax.

BBC Panorama reported this after seeing thousands of accounts from HSBC's private bank in Switzerland leaked by a whistleblower in 2007./GUZELIAN_115503/Credit:Gabriel Szabo/Guzelian/SIPA/1502091208
Picture by Gabriel Szabo/Guzelian HSBC branch in Liverpool city centre on 26th of April, 2012 HSBC bank helped wealthy clients dodge millions in tax. BBC Panorama reported this after seeing thousands of accounts from HSBC's private bank in Switzerland leaked by a whistleblower in 2007./GUZELIAN_115503/Credit:Gabriel Szabo/Guzelian/SIPA/1502091208 — SIPA

La géant bancaire HSBC a publié dimanche dans la presse britannique une lettre présentant ses «excuses les plus sincères» après les révélations du «SwissLeaks» sur un vaste scandale d'évasion fiscale autour de la filiale helvétique de la banque britannique.

Dans cette lettre, datée de dimanche et publiée en pleine page dans plusieurs journaux, dont le Sunday Telegraph ou le Sunday Times, le directeur général de HSBC, Stuart Gulliver, affirme que la filiale suisse a été «complètement réorganisée». «Nous n'avons absolument aucune envie de faire affaire avec des clients qui pratiquent l'évasion fiscale», ajoute Gulliver dans ce document adressé «à tous les clients de HSBC, aux actionnaires et aux employés». «Il nous faut montrer que nous comprenons que les gens que nous servons attendent davantage de notre part. C'est pourquoi nos présentons nos excuses les plus sincères», dit-il.

La banque avait déjà reconnu en début de semaine des «manquements», tout en assurant que ces pratiques appartenaient au passé. HSBC est depuis lundi au coeur d'un vaste scandale financier, une investigation internationale de plusieurs médias l'ayant accusé d'avoir fait transiter quelque 180 milliards d'euros de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse, afin de leur éviter d'avoir à payer des impôts dans leurs pays respectifs.