Ukraine: Un bastion des forces de Kiev bombardé à la veille d'un sommet crucial

CONFLIT Les violences ont fait 37 morts en 24 heures et se sont propagées à Kramatorsk, ville de 200.000 habitants reprise par l'armée ukrainienne aux rebelles en juillet...

20 Minutes avec AFP
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Un convoi de soldats ukrainiens sur la route à Kramatorsk, dans la région de Donetsk, le 24 décembre 2014
Un convoi de soldats ukrainiens sur la route à Kramatorsk, dans la région de Donetsk, le 24 décembre 2014 — Sergei Supinsky AFP

Des bombardements meurtriers ont frappé mardi Kramatorsk, bastion des forces de Kiev dans l'Est rebelle de l'Ukraine, à la veille d'un sommet de la dernière chance à Minsk. Les dirigeants allemand, français russe et ukrainien doivent négocier un plan de paix.

Quelques heures après cette attaque au lance-roquettes multiples Smertch ayant visé l'état-major de l'armée et provoqué la mort d'au moins quinze civils et militaires, les émissaires du gouvernement ukrainien et des républiques séparatistes prorusses se sont retrouvés pour des discussions à Minsk, en présence de représentants russe et de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

37 morts en 24 heures

Cette rencontre, qui se déroule à huis clos et ne sera pas suivie de déclarations à la presse, devrait permettre d'affiner les positions avant le sommet de mercredi, également prévu dans la capitale bélarusse, entre les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel. Il tentera de mettre un terme au conflit dans l'est de l'Ukraine, qui a fait plus de 5.300 morts en dix mois.

Sur le terrain, les violences ont fait 37 morts en 24 heures et se sont propagées à un endroit très symbolique: Kramatorsk, ville de 200.000 habitants reprise par l'armée ukrainienne aux rebelles en juillet. Elle abrite aujourd'hui l'état-major de l'armée dans l'Est et les administrations régionales fidèles à Kiev.

Sept combattants prorusses tués au cours des dernières 24h

Les roquettes parsemaient le centre-ville et de nombreux habitants accusaient le président russe d'être responsable de cette attaque. L'armée ukrainienne et les rebelles prorusses semblaient chercher à s'emparer du plus de terrain possible pour arriver en position de force à la table des négociations.

Au sud de la ligne de front, les troupes ukrainiennes ont annoncé avoir déclenché une contre-offensive et repris le contrôle de trois villages à l'est du port de Marioupol, une des dernières grandes villes de la région sous contrôle ukrainien. Sept combattants prorusses ont été tués au cours des dernières 24 heures, selon un responsable séparatiste.

Les prochaines heures seront cruciales sur le plan diplomatique, à la suite de l'initiative franco-allemande de prendre au mot Vladimir Poutine et de se rendre à Moscou lui présenter un plan de paix, après l'avoir exposé à Petro Porochenko.