Ukraine: «C'est une des dernières chances» d'éviter la «guerre», estime Hollande

CONFLIT Le Président de la République est revenu, ce samedi, sur les pourparlers menés par la France et l'Allemagne dans le dossier ukrainien...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande et Vladimir Poutine, le 6 février 2015.
François Hollande et Vladimir Poutine, le 6 février 2015. — Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

François Hollande a jugé ce samedi que les pourparlers menés par la France et l'Allemagne avec la Russie dans le dossier ukrainien étaient «une des dernières chances» d'éviter la «guerre». «Je pense que c'est une des dernières chances. (...)Si nous ne parvenons pas à trouver non pas un compromis mais un accord durable de paix, eh bien nous connaissons parfaitement le scénario: il a un nom, il s'appelle la guerre», a déclaré à la presse le chef de l'Etat lors d'une visite à Tulle (Corrèze).

«Je savais que ce serait difficile, je savais que c'était risqué mais je savais que c'était indispensable», a ajouté le président de la République. «Je suis donc dans le processus. Je ne veux pas donner de pronostic, je suis aujourd'hui dans la recherche, qui prendra encore quelques jours, pour aboutir à une conclusion».

François Hollande et Angela Merkel ont réussi samedi au Kremlin après cinq heures de négociations à obtenir de Vladimir Poutine son accord pour l'élaboration d'un plan de paix visant à mettre fin à dix mois de guerre en Ukraine.

Risque de guerre aux portes de l'Europe

Aucun détail n'a filtré de la teneur de ce projet d'accord entre les trois dirigeants. «Nous devons rapprocher encore les points de vue, c'est la raison pour laquelle il y aura encore un échange dimanche au téléphone avec le président Poutine, avec le président ukrainien, M. Porochenko, et la chancelière et moi-même pour que nous soyons le plus près du but», a expliqué François Hollande. «Tant que le but n'est pas atteint, tant que l'accord n'est pas signé, il y a un risque», a-t-il prévenu.

Selon lui, «la France joue un rôle majeur avec l'Allemagne mais elle ne peut pas réussir seule. Avec Angela Merkel, nous ne réussirons pas seuls, nous avons pris nos responsabilités, maintenant c'est à toutes les autres parties d'être à la hauteur de ce qui est attendu d'elles».

«La chancelière et moi-même, nous considérons qu'il y a un risque de guerre aux portes de l'Europe», a martelé François Hollande, rappelant qu'il y a «déjà de nombreuses victimes».