Serbie: 300 Kosovars arrêtés en deux jours lors de tentatives illégales d'entrer dans l'UE

IMMIGRATION Ces personnes voulaient franchir la frontière entre la Serbie et la Hongrie...

20 Minutes avec AFP

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Google map de la région de Subotica, en Serbie.
Google map de la région de Subotica, en Serbie. — Google map

La police serbe a arrêté près de 300 Albanais du Kosovo au cours des dernières 48 heures lors de tentatives illégales de franchir la frontière entre la Serbie et la Hongrie, pays membre de l'Union européenne (UE), a-t-on annoncé ce vendredi de source policière.

« La police a arrêté 290 personnes qui ont tenté de franchir la frontière de la Serbie (avec la Hongrie) pour se rendre illégalement dans les pays de l'Union européenne », a déclaré le ministre serbe de l'Intérieur Nebojsa Stefanovic à la presse.

Par ailleurs, ces derniers temps des Albanais du Kosovo ont déposé « plus 60.000 demandes pour obtenir des passeports » de la République de Serbie, a précisé Nebojsa Stefanovic.

Circulation européenne

« Je traduis cela comme une volonté d'un grand nombre d'Albanais de reconnaître la Serbie comme leur État », a déclaré Nebojsa Stefanovic.

Le Kosovo -- environ 1,8 millions d'habitants --, ancienne province méridionale de la Serbie peuplée en majorité par des Albanais, a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008 et que Belgrade ne reconnaît pas.

Les Kosovars sont toujours obligés de se munir d'un visa pour voyager dans l'UE tandis que les ressortissants serbes peuvent circuler librement dans la majorité des pays membres du bloc des 28.

Transit par la Serbie

Ces dernières semaines, un nombre important d'Albanais du Kosovo ont tenté de rejoindre illégalement l'UE, via la Hongrie principalement, fuyant une situation économique catastrophique dans ce pays, l'un des plus pauvres d'Europe, où un tiers des habitants sont au chômage et environ 40% vivent dans la pauvreté.

Ils transitent par la Serbie, où ils peuvent se rendre légalement en vertu d'un accord sur la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina conclu en avril 2013 sous la houlette de l'UE.

Une fois arrivés dans la région de Subotica et Palic dans le nord de la Serbie, ces candidats à l'émigration clandestine cherchent à passer illégalement la frontière avec la Hongrie.