Brutalité, flatteries, coups bas: La face sombre de l'entourage du Prince Charles dévoilée dans une biographie

MONDE «The Times» publie ce samedi les bonnes feuilles d’une nouvelle biographie à paraitre jeudi…

C.P. avec AFP

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Le Prince Charles à Londres le 29 janvier 2015.
Le Prince Charles à Londres le 29 janvier 2015. — REX/REX/SIPA

Une pierre de plus dans le jardin de Buckingham Palace… ou plus précisément dans celui de Clarence House, la résidence officielle du Prince Charles. Une nouvelle biographie de l'héritier du trône, intitulée Charles: le cœur d'un roi, jette une lumière crue sur les coups bas et luttes intestines qui déchirent son entourage, selon les extraits dévoilés en avant-première samedi par le journal The Times.

Des luttes dignes du 16e siècle

Clarence House aurait ainsi été surnommée par un ancien de cette maison, «Wolf Hall», qui est le titre du roman d'Hilary Mantel publié en 2009 et décrivant la cour d'Henri VIII au 16e siècle, connue pour sa brutalité et ses fourbes intrigues, apprend-on dans ce livre écrit par Catherine Mayer.

«La vie à la cour et ses ramifications peuvent être tout aussi brutales qu'à l'époque où une tapisserie cachait un assassin», relate le livre.

L'auteur -- qui a basé son ouvrage sur des entretiens avec Charles lui-même ainsi qu'avec des amis, des courtisans et des critiques de ce dernier -- juge que le fils de la reine Elizabeth II s'entoure de gens qui lui disent uniquement ce qu'il veut entendre.

Un Prince écartelé entre bonheur et désespoir

Le futur roi, âgé de 66 ans, «n'a pas toujours choisi judicieusement ses conseillers», estime Catherine Mayer. «Il est difficile de savoir à qui faire confiance, les flatteries étant plus abondantes que les franches vérités».

«Ce facteur, combiné à son éternel manque d'assurance, explique que (Charles) ne croit pas toujours mériter les compliments qu'on lui fait, tandis que les critiques ont le pouvoir de le jeter dans le désespoir», développe-t-elle.

Selon l'éditeur WH Allen, le livre révèle un homme «proche du bonheur mais toujours angoissé» avec des «opinions passionnées, ce qui signifie qu'il ne sera jamais aussi distant et impartial que sa mère» lorsqu'il montera sur le trône.