Corée du Nord: Kim Jong-Un parle de «chiens enragés» après des commentaires d'Obama

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Photo fournie par l'agence officielle nord-coréenne Kcna le 25 janvier 2015 du leader Kim Jong-Un supervisant des exercices militaires dans un lieu non précisé en Corée du Nord
Photo fournie par l'agence officielle nord-coréenne Kcna le 25 janvier 2015 du leader Kim Jong-Un supervisant des exercices militaires dans un lieu non précisé en Corée du Nord — Kcna

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a affirmé que Pyongyang ne resterait pas les bras croisés face à des «chiens enragés», réagissant apparemment à l'évocation par le président américain Barack Obama d'un possible effondrement de son régime, a indiqué samedi l'agence officielle.

Kim Jong-Un a fait ces déclarations au cours d'une revue d'un exercice naval et aérien conjoint, a indiqué l'agence de presse nord-coréenne KCNA sans préciser la date des exercices.

«Il a solennellement déclaré qu'il est hors de question de rester les bras croisés avec les chiens enragés qui aboient ouvertement qu'ils vont faire tomber (le régime) en introduisant des 'changements' au système socialiste, un berceau que notre peuple considère comme plus cher que leur propre vie», a ajouté KCNA.

Le leader a ajouté que la Corée du Nord était prête à «toute guerre y compris une guerre avec des forces conventionnelles et une guerre nucléaire».

Dans un entretien sur YouTube le 22 janvier, le président américain avait évoqué un possible effondrement du régime nord-coréen.

La Corée du Nord est «la nation la plus isolée, la plus sanctionnée et la plus hermétique de la Terre», avait dit M. Obama. Mais au bout du compte, internet finira «par pénétrer ce pays» et on «verra ce genre de régime s'effondrer».

Dimanche dernier, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a qualifié ces remarques de «foutaises». «Les récentes observations délirantes d'Obama ne sont que les pauvres grognements d'un loser acculé dans l'affrontement tous azimuts» qui l'oppose à la Corée du Nord, a-t-il dit, cité par KCNA.

La Corée du Nord est coutumière de discours grandiloquents sur les Etats-Unis et ses dirigeants.

Elle a également tenu des propos racistes à l'encontre du président américain. En décembre, elle avait qualifié Barack Obama de «singe» pour avoir encouragé la diffusion d'un film parodiant le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

«L'interview qui tue !», une comédie sur un complot fictif de la CIA en vue d'assassiner le numéro un nord-coréen, a fortement déplu à Pyongyang.

Le studio de cinéma Sony a été victime d'actes de piratage massif. Washington accuse Pyongyang d'être l'instigateur de cette cyberattaque, ce que dément la Corée du Nord.