Maroc: Un Français condamné à deux ans de prison ferme pour pédophilie

JUSTICE L'accusé, condamné pour «détournement de mineurs», devra également verser 40.000 dirhams...

20 Minutes avec AFP

— 

Un drapeau marocain surplombant la Place Jemaa-el-Fna à Marrakech.
Un drapeau marocain surplombant la Place Jemaa-el-Fna à Marrakech. — PDN/SIPA

Un ressortissant français accusé de viols sur mineurs a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme par un tribunal de Marrakech, dans le sud du Maroc. Arrêté en novembre, «Jean-Luc G.», un homme d'une soixantaine d'années installé de longue date dans le royaume, faisait l'objet de plaintes d'au moins neuf enfants, qui affirment avoir subi des «actes sexuels» à son domicile en échange de modiques sommes d'argent.

Au terme d'une neuvième audience tenue à huis clos jeudi, le tribunal de première instance de Marrakech a prononcé une peine de deux ans de prison ferme, a indiqué un des avocats des plaignants, Me Abdelilah Techfine.

Il devra également verser 40.000 dirhams

L'accusé, condamné pour «détournement de mineurs», devra également verser 40.000 dirhams (environ 3.800 euros) de dommages et intérêts à l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), qui s'était constituée partie civile et à verser un dirham symbolique au bénéfice d'autres associations.

Me Techfine a toutefois fait part de son intention de faire appel, déplorant notamment le fait que ce procès se soit déroulé «devant un tribunal correctionnel et non une chambre criminelle».

«Ce jugement est satisfaisant dans la mesure où un pédophile est condamné», a pour sa part réagi un responsable de l'AMDH, Omar Arbib. Les dommages et intérêts au bénéfice de l'association «iront à la défense des droits des enfants», a-t-il poursuivi. Dans le cadre d'un autre procès, en parallèle à celui de Jean-Luc G., le père de deux des victimes va comparaître le 4 février en état de liberté pour «incitation à donner de faux témoignages», selon Omar Arbib.

Des pressions sur certains enfants

Ce parent est soupçonné «d'avoir fait pression sur ses fils pour qu'ils changent leur témoignage» incriminant le sexagénaire français, a poursuivi Omar Arbib.

Ce nouveau cas de pédophilie a suscité l'émoi dans un pays marqué par diverses affaires de pédophilie au cours des dernières années.