Que prévoit l'Union européenne pour contrer le terrorisme?

TERRORISME «20 Minutes» fait le point sur les cinq pistes esquissées dans un document adopté par les ministres de l'Intérieur européens, qui seront discutées le 12 février lors du sommet européen...

O. G. avec AFP
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Bernard Cazeneuve ministre de l'Intérieur au rendez-vous des ministres européens ce jeudi 29 janvier à Riga.
Bernard Cazeneuve ministre de l'Intérieur au rendez-vous des ministres européens ce jeudi 29 janvier à Riga. — AFP

Un plan de bataille «concret et ambitieux». C’est ainsi que les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont décrit le texte adopté jeudi à Riga (Lettonie) pour lutter contre la propagande des islamistes radicaux et prévenir de nouveaux attentats en Europe. L'Union européenne veut ainsi faire bloc et ne plus agir en ordre dispersé, comme elle le fait actuellement. Mais ces pistes, adoptées jeudi dans une déclaration commune, seront discutées lors du sommet européen du 12 février. 20 Minutes fait le tour de ces actions envisagées.

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Contrôles obligatoires aux frontières de l’UE

L'UE veut pouvoir rendre obligatoires les contrôles des ressortissants de l'UE à leur arrivée aux frontières extérieures de l'Espace Schengen, notamment aux aéroports. Certains Etats veulent également pouvoir mener plus facilement des contrôles aléatoires autorisés à l'intérieur de leur territoire, a expliqué le ministre espagnol Jorge Fernandez Diaz.

Le retour du PNR

L'UE veut également se doter d'un registre européen des données des passagers des avions afin de pouvoir suivre les déplacements des personnes suspectes. Un dispositif pour le moment bloqué par le Parlement européen, qui réclame des garanties pour la protection de ces données. «Nous souhaitons ce PNR aussi rapidement que possible et dans notre esprit, c'est en 2015», a affirmé Bernard Cazeneuve. «Pour cela nous allons prendre le temps de convaincre», a-t-il assuré. Le ministre se rendra le 4 févier à Bruxelles pour rencontrer les élus européens les plus réticents. «Il va falloir faire des concessions», a-t-il reconnu. Mais sur ce point, il devra convaincre les Britanniques, hostiles à toute modification du texte.

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Contrôle de la Toile par Europol

Elle va par ailleurs se doter de la technologie pour suivre les échanges sur les réseaux sociaux, bloquer les sites, images et messages utilisés pour radicaliser les plus jeunes, et pouvoir décrypter certaines communications. Europol, l'office de police criminelle européen, va se voir confier cette mission.

Réfléchir aux causes de la radicalisation de certains musulmans

Elle veut enfin travailler contre les causes de la radicalisation des musulmans en Europe, notamment en prison, éviter qu'ils ne soient recrutés par les mouvements islamistes, empêcher leur départ pour les zones de conflit en Syrie, en Irak et en Libye et les localiser à leur retour en Europe afin de les mettre hors d'état de nuire. Entre 3 et 5.000 ressortissants des Etats membres sont partis et 30% sont revenus.

Echange d’informations sur les personnes soupçonnées de djihadisme

Ces dispositions communes vont également faciliter l'application des mesures nationales, comme la décision de la France de priver de documents d'identité et de voyage les personnes soupçonnées de vouloir rejoindre les organisations djihadistes implantées en Syrie et en Irak. Leurs identités seront communiquées aux autres Etats via le Système d'information Schengen (SIS). Mais pour cela il va falloir modifier, interpréter, améliorer les normes et les lois existantes. Cette mission a été confiée à la Commission européenne et acceptée par le commissaire Dimitris Avramopoulos.

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