VIDEO. Libye: Un Français est décédé dans l'attaque de l'hôtel à Tripoli

TERRORISME L'attaque de l'hôtel qui a fait neuf morts a été revendiquée par Daesh...

O. G. avec AFP

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Des forces de sécurité libyennes entourent l'hôtel Corinthia, dans le centre de Tripoli, le 27 janvier 2015
Des forces de sécurité libyennes entourent l'hôtel Corinthia, dans le centre de Tripoli, le 27 janvier 2015 — Mahmud Turkia AFP

Neuf personnes, dont cinq étrangers (un Américain, un Français, deux ressortissantes des Philippines et un Sud-Coréen) ont été tuées par balles par des hommes armés qui ont pris d'assaut un grand hôtel de la capitale libyenne Tripoli, mardi. La nationalité d'une sixième victime restait inconnue dans la nuit.

Le ministère français des Affaires étrangères a condamné l'attaque et confirmé la mort d'un de ses ressortissant, affirmant que «les responsables de cet acte odieux devront répondre de leurs actes». Dans une déclaration unanime, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont «condamné dans les termes les plus forts l'attaque terroriste» et présenté leurs condoléances aux familles des victimes pour cet «acte abominable».

Attaque suicide

La branche libyenne de Daesh a affirmé sur Twitter que ses membres avaient pris d'assaut l'hôtel, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. L'attaque s'est achevée en milieu d'après-midi avec la mort des trois assaillants qui ont fait exploser leurs ceintures alors qu'ils étaient encerclés au 24e étage de l'hôtel. 

Le 24e étage de l'hôtel est normalement réservé à la mission diplomatique du Qatar mais aucun diplomate ne s'y trouvait au moment de l'attaque, selon une source de sécurité. Le chef du gouvernement autoproclamé en Libye, Omar al-Hassi, se trouvait à l'intérieur de l'hôtel au moment de l'assaut mais il a été évacué sain et sauf.

Le chef du gouvernement autoproclamé visé?

Dans un communiqué, le gouvernement parallèle a affirmé que «les auteurs de l'attaque voulaient tuer Omar al-Hassi». Ils ont imputé cette tentative d'attentat au «criminel de guerre Khalifa Haftar», un général controversé qui a lancé ces derniers mois une opération pour reprendre Benghazi aux groupes armés islamistes contrôlant la ville.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de révolte en 2011, les autorités de transition n'ont pas réussi à imposer leur pouvoir sur les nombreuses milices formés d'ex-rebelles. Le gouvernement et le Parlement reconnus par la communauté internationale, chassés de Tripoli, siègent dans l'est de la Libye. Les milices rivales pro et antigouvernementales continuent à se disputer les territoires et la manne pétrolière au prix de combats meurtriers.