Liberté d'expression: La Turquie critiquée au Conseil des droits de l'homme de l'ONU

LIBERTE Des critiques notamment sur l'intimidation des journalistes et les brutalités policières...

20 Minutes avec AFP

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Le président élu de Turquie Recep Tayyip Erdogan à Ankara le 27 août 2014
Le président élu de Turquie Recep Tayyip Erdogan à Ankara le 27 août 2014 — Rasit Aydogan Pool

La Turquie a été sévèrement critiquée mardi au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, notamment en raison de l'intimidation de journalistes et des brutalités policières contre les manifestants. Le vice-premier ministre Buelent Arinc a cependant assuré que son pays avait accompli d'importants progrès et que les droits à liberté d'expression et de réunion étaient des éléments «indispensables» de la démocratie turque. «La protection et la promotion des droits de l'homme est une de nos priorités en matière d'objectifs politiques», a-t-il ajouté.

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Beaucoup de journaliste en prison en Turquie

Le Conseil procédait à l'examen périodique des droits de l'homme en Turquie, un exercice auquel chacun des 193 pays de l'ONU doit se soumettre tous les quatre ans. Le représentant égyptien Amr Ramadan a dénoncé «une détérioration sévère des droits de l'homme», avec une «impunité qui entoure l'usage systématique, illégal de la force brutale par les services de sécurité». Il a affirmé que le nombre de journalistes en prison fait de la Turquie un des premiers pays dans ce domaine. Le vice-premier ministre turc a aussitôt rétorqué que l'Egypte était mal placée pour de telles critiques, avec le weekend dernier vingt personnes tuées dans des manifestations. Il a rappelé que de nombreux journalistes sont en prison en Egypte.

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«Les interférences du gouvernement dans la justice»

Le représentant des Etats-Unis, Keith Harper, a pour sa part dénoncé «les interférences du gouvernement dans la justice» et dit sa «préoccupation devant l'augmentation des restrictions à la liberté d'expression, y compris la censure des nouveaux médias et d'internet». Le représentant de la Grande-Bretagne, Karen Pierce, a aussi mentionné «les restrictions des libertés d'expression et de réunion et la question de la séparation des pouvoirs».