EN DIRECT. Grèce: Alexis Tsipras nommé Premier ministre... Syriza remporte «une victoire historique»…

LIVE Suivez la situation en Grèce en direct après une victoire historique du parti de gauche radicale Syriza…

FP, FV et OG avec AFP

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Alexis Tsipras saluent ses partisans après sa victoire aux élections législatives, le 25 janvier 2015 à Athènes
Alexis Tsipras saluent ses partisans après sa victoire aux élections législatives, le 25 janvier 2015 à Athènes — Aris Messinis AFP
16h21: Ce live est maintenant terminé
Merci de l'avoir suivi. Vous pouvez retrouver la synthèse des événements ici.
15h50: Le décompte définitif des suffrages

Syriza, le parti de la gauche radicale vainqueur dimanche des élections législatives en Grèce, a obtenu 149 députés sur les 300 du Parlement grec, manquant de deux sièges la majorité absolue, a confirmé le ministère de l'Intérieur.
Syriza a obtenu 36,34% des suffrages, avec 8,53 points d'avance sur Nouvelle Démocratie (27,81%), le parti conservateur du Premier ministre sortant Antonis Samaras, qui a obtenu 76 sièges.
Le parti des Grecs indépendants, souverainiste de droite, que Syriza a choisi comme allié, est arrivé sixième avec 4,75% des voix et 13 députés, contre 7,51% et 20 députés en 2012.
Les deux nouveaux alliés ont donc un total de 162 sièges au Parlement (149+13).

15h05: Alexis Tsipras prête serment comme Premier ministre
Le dirigeant de la gauche radicale Syriza est officiellement nommé Premier ministre par le président de la République Carolos Papoulias.
13h34: Le chef de gouvernement espagnol espère «un gouvernement stable et engagé en faveur du projet d'intégration européenne»

Le chef du gouvernement espagnol conservateur Mariano Rajoy a félicité lundi le leader du parti de gauche grec Syriza, Alexis Tsipras, vainqueur des législatives, en espérant qu'il formera un gouvernement stable.

«Cher Monsieur Tsipras. Je veux vous féliciter pour la victoire de Syriza», a écrit Mariano Rajoy, qui a fait campagne pour l'adversaire d'Alexis Tsipras, le Premier ministre sortant Antonis Samaras. «J'espère que ce résultat électoral débouchera sur la mise en place d'un gouvernement stable et engagé en faveur du projet d'intégration européenne que nous partageons en Grèce et en Espagne», ajoute le message.

13h20: La percée foudroyante de Syriza en infographie
12h53: Sarkozy appelle à «tout faire» pour éviter que la Grèce sorte de l'euro
«Tout doit être fait pour éviter» la sortie de la Grèce de la zone euro qui constituerait «un drame», a estimé lundi à Berlin Nicolas Sarkozy. «Parce que cela voudrait dire qu'un pays européen peut être failli, peut décider de ne pas rembourser sa dette. Vous voyez les conséquences pour tout le monde, pour les créanciers que nous sommes, nous Français, et pour les autres pays», a poursuivi le président de l'UMP.
12h31 : Merkel veut le respect des engagements pris jusqu'à présent
La chancelière allemande, Angela Merkel, attend du futur gouvernement grec qu'il respecte les engagements pris jusqu'à présent par le pays en matière de réformes économiques et de rigueur budgétaire, a déclaré son porte-parole.

12h29: L'Eurogroupe appelle à «respecter les accords»
Interrogé sur l'arrivée de la gauche radicale au pouvoir en Grèce, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a déclaré : «Faire partie de la zone euro signifie qu'il faut respecter l'ensemble des accords déjà passés. Sur cette base, nous sommes prêts à travailler avec eux».

12h15: L'UDI prédit une «une crise politique européenne»
La victoire du parti de gauche anti-libéral Syriza en Grèce va «mécaniquement» entraîner «une crise politique européenne», a estimé Jean-Marie Bockel, vice-président de l'UDI. Il appelle donc «Syriza et la "troïka" (BCE-Comission-FMI)» à négocier «un compromis entre leurs programmes économiques respectifs».
11h58: Alexis Tsipras va être officiellement nommé Premier ministre
Le président du parti de gauche radicale Syriza Alexis Tsipras sera officiellement désigné comme Premier ministre lundi à 15h (heure française), a indiqué la Présidence de la République grecque.
 
11h51: Benoit Hamon en grec dans le texte
Le député PS des Yvelines fait son petit effet sur Twitter en se fendant d'un tweet de félicitations en grec signifiant «Nous remercions le peuple grec, votre vote inspire dans toute l'Europe».

11h25: Tsipras va devoir faire des compromis, estime le président du Parlement européen
Le vainqueur des élections législatives grecques, Alexis Tsipras, va devoir faire des compromis avec ses partenaires européens, a déclaré le président du Parlement européen, Martin Schulz, dans une interview à la radio allemande. «C'est un pragmatique. Il va devoir trouver des compromis avec ses partenaires européens, et je crois qu'il le sait».

11h16: L'Italie voit dans cette victoire la possibilité de plus de flexibilité en Europe
«Il y a eu [en Europe] une lutte acharnée depuis des mois entre austérité et flexibilité, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni. Il n'y a aucun doute que le résultat grec, s'il est géré politiquement par la Grèce et l'Union européenne avec des négociations flexibles et réalistes, favorisera la demande de mettre un terme à la rigidité que nous, Italiens, avons toujours réclamée».
11h05: Vers un accord de gouvernement entre Syriza et la droite souverainiste

La gauche radicale Syriza, vainqueur des élections en Grèce, et le parti de droite souverainiste Grecs Indépendants se sont mis d'accord lundi pour gouverner ensemble, a déclaré Panos Kammenos, président de cette petite formation.
Syriza a obtenu 149 sièges sur les 300 du Parlement, manquant à deux élus près la majorité absolue.

10h54: Nicolas Dupont-Aignan a une «nuance» vis-à-vis de Syriza
Le président de Debout la France (DLF) a salué la victoire de la gauche radicale en Grèce mais garde une «nuance»: «je pense que tant qu'ils seront dans l'euro, ils auront du mal à créer des emplois parce que l'euro est trop cher pour la Grèce», a-t-il déclaré sur RMC.
10h29: La droite espagnole, au pouvoir, dit ne pas redouter une contagion
Le ministre de l'Economie espagnol, Luis de Guindos, a assuré ne pas craindre une contagion en Espagne, où la droite au pouvoir est talonnée par un parti allié à Syriza. L'Espagne «n'est ni comparable ni analogue» à la Grèce, a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien économique Expansion. En Espagne, le mouvement antilibéral et anti-austérité allié à Syriza, Podemos, caracole en tête des sondages depuis l'automne, devant le Parti socialiste et parfois même le Parti populaire (droite) au pouvoir.
 
10h22: Alain Juppé affirme que le choix des Grecs «doit être respecté»
Sur son compte Twitter, l'ancien Premier ministre et candidat à la Primaire pour la présidentielle de 2017 appelle à respecter le vote des Grecs.

Il pointe ensuite ce qu'il considère comme une «alliance contre nature: le FN veut sortir de l'euro. Syriza a mis de l'eau dans son vin et veut négocier sa dette.»
10h06: Vladimir Poutine félicite Alexis Tsipras

Le président russe a félicité le dirigeant du parti de gauche grec Syriza pour sa victoire. «Le chef d'Etat russe a exprimé la certitude que la Russie et la Grèce continueront de renforcer la coopération traditionnellement constructive dans tous les domaines et pourront coopérer de manière efficace pour régler les problèmes actuels en Europe et dans le monde», a précisé le Kremlin.

10h03: Pour Bruno Le Roux, la gauche française sera un «point d'appui» de Tsipras en Europe
Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a promis que la gauche française au pouvoir jouerait un rôle de «point d'appui» pour Syriza, dont la victoire en Grèce est une «bonne chose pour l'Europe».
9h56: La Bourse d'Athènes chute
Après avoir ouvert en baissede 2,04%, la Bourse d'Athènes (Athex) a chuté de 5,5% dix minutes après le début de la séance, avant de se limiter à -3,83%. Cette baisse reflète les inquiétudes des investisseurs après la victoire de la gauche radicale.
9h52: La Bourse de Paris reste sereine
Elle est en légère baisse ce lundi matin (-0,17%), après la victoire de la gauche anti-austérité en Grèce qui souhaite renégocier la dette du pays.
Si les investisseurs restent quasiment de marbre, c'est que «la Grèce ne représente pas un risque de contagion à court terme» et «les craintes d'une répudiation de la dette sont vraisemblablement surfaites, même si des déclarations de Syriza pourraient laisser croire le contraire dans les prochains jours», selon le courtier Aurel BGC.
9h38: La Bourse d'Athènes ouvre en baisse de 2,04%
La Bourse d'Athènes ouvre en baisse de 2,04%, au lendemain de la victoire de Syriza, le parti radical de gauche d’Alexis Tsipras.

9h02: Marine Le Pen (FN) salue «l'ouverture du procès de l'euro-austérité»

«Je me réjouis de la gifle démocratique monstrueuse que le peuple grec vient d'administrer à l'Union européenne», a déclaré Marine Le Pen sur RTL après la victoire du parti de gauche à Athènes. Pour la présidente du parti d'extrême droite, cette victoire est «l'ouverture du procès de l'euro-austérité». Marine Le Pen a aussi renouvelé son souhait de sortie de la France de l'Union européenne et de l'espace Schengen pour ne pas en subir les «conséquences».
«Être libre, ce n'est ni de gauche ni de droite. Chacun fera ce qu'il veut de sa liberté. Si les Grecs veulent choisir une politique d'extrême gauche, d'ouverture totale à l'immigration, c'est leur problème. Moi, ce que je ne veux pas, c'est que cela ait des conséquences pour moi. C'est pour cela que je demande la suspension de Schengen.»
8h59: Les ministres des Finances européens se penchent sur la Grèce ce lundi
L'Union Européenne entend envoyer des signaux à Alexis Tsipras dès ce lundi, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée au programme d'aide à la Grèce. Le pays doit théoriquement en finir fin février avec le programme d'aide de l'UE, avec 7 milliards d'euros de crédits supplémentaires à la clé.
«On ne va pas échapper à une renégociation (sur la dette), la question est "sur quoi va-t-elle porter": les échéances, les montants, ou les deux?», confiait dimanche à l'AFP une source européenne à Bruxelles. «Pour les montants, a-t-elle ajouté, ce sera plus difficile».
8h52: Mélenchon: la «toute puissance arrogante des libéraux s'est fracassée» 
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, s'est réjoui lundi de la victoire du parti Syriza. «C'est une journée historique parce que la période que nous avons connue de toute puissance arrogante des libéraux, de leurs soi-disant recettes miracle pour sauver l'économie, s'est fracassée en Grèce. Pour la première fois, c'est un changement radical mais voulu par le peuple, de manière démocratique, pacifique, avec des bulletins de vote et des convictions politiques. C'est admirable», a lancé Jean-Luc Mélenchon sur France 2.

8h39: David Cameron inquiet
Cette nuit, le Premier ministre britannique David Cameron s'est ouvertement inquiété, sur son compte Twitter, de la victoire du parti Syriza aux élections législatives grecques. Ce choix du peuple grec «accroît l'incertitude économique en Europe». François Hollande a été l'un des premiers à féliciter Alexis Tsipras pour son élection.

8h33: Syriza à un siège de la majorité absolue ?
Il reste une inconnue dans la victoire écrasante de Syriza, le parti de gauche radicale mené par Alexis Tsirpas. A-t-il obtenu la majorité absolue au parlement ? Les résultats définitifs ne sont pas encore connus. Mais selon le ministère de l'Intérieur, Syriza emporterait 149 sièges sur les 300 que compte le Parlement. Il manquerait donc au parti de gauche deux sièges pour obtenir à lui seul la majorité absolue. Alexis Tsipras, 40 ans, a en revanche d’ores et déjà annoncé qu’il serait le prochain chef du gouvernement. 

8h28: «Impossible» de restructurer la dette grecque en possession de la BCE
«Il est absolument clair que nous ne pouvons approuver aucune réduction de la dette qui toucherait les titres grecs détenus par la BCE. Cela est impossible pour des raisons juridiques», a averti Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview au quotidien économique allemand Handelsblatt.

La BCE détient actuellement 27,2 milliards d'euros de dette grecque négociable, soit environ 42% du total. Deux de ces obligations arrivent à échéance le 20 juillet, pour 3,5 milliards d'euros, et deux autres en août, pour 3,2 milliards d'euros.

8h23: Washington espère travailler «étroitement» avec Alexis Tsirpas
La Maison Blanche a indiqué ce lundi matin espérer travailler « étroitement » avec le prochain gouvernement grec au lendemain de la victoire du parti de la gauche radicale Syriza aux élections législatives.
«Nous félicitons la Grèce pour le bon déroulement des élections législatives», a déclaré Mark Stroh, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, cabinet de politique étrangère de Barack Obama, actuellement en visite en Inde. 

8h20: La victoire de Syriza sans grand impact sur les taux grecs ce lundi matin
La nette victoire du parti anti-austérité Syriza lors des législatives en Grèce avait peu d'impact lundi matin sur les taux d'emprunt du pays qui progressaient légèrement peu après l'ouverture du marché obligataire. Vers 08h10, le taux d'emprunt pour les obligations remboursables dans 10 ans était à 8,458%, en hausse modérée. Il valait 8,386% vendredi à la clôture, sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.