«Tous contre les ennemis de l'Algérie»

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Une dizaine de milliers de manifestants se sont rassemblés mardi à la salle omnisports du complexe olympique d'Alger, scandant "Bouteflika notre président, le terrorisme notre ennemi", une semaine après deux attentats islamistes qui ont fait 30 morts dans la capitale.
Une dizaine de milliers de manifestants se sont rassemblés mardi à la salle omnisports du complexe olympique d'Alger, scandant "Bouteflika notre président, le terrorisme notre ennemi", une semaine après deux attentats islamistes qui ont fait 30 morts dans la capitale. — Fayez Nureldine AFP

«Bouteflika notre président, le terrorisme notre ennemi.» C’est par ce cri qu’une dizaine de milliers de manifestants se sont retrouvés mardi à la salle omnisports du complexe olympique d'Alger. Drapeaux algériens et banderoles dénonçant le terrorisme, parsemaient le rassemblement: «La lutte contre le terrorisme continue», «Non à la destruction de l'Algérie», «Tous contre les ennemis de l'Algérie», lisait-on sur les panneaux.

Une semaine après les attentats d’Alger qui ont fait 30 victimes et plus de 220 blessés, des rassemblements et des marches en province étaient organisés pour dénoncer le terrorisme et appeler à la «réconciliation nationale». Des centaines de femmes pour la plupart voilées avançaient en tête des cortèges, en brandissant des drapeaux nationaux et des portraits du président Bouteflika, initiateur de la politique de réconciliation.

La télévision algérienne a par ailleurs montré en direct le début de marches en province, notamment à Annaba (à l'est d'Alger), réunissant plusieurs milliers de personnes, où des banderoles proclamaient «non au terrorisme, oui à la réconciliation nationale», «L'Algérie restera debout», «Avec le président Bouteflika pour une Algérie forte».

La politique de réconciliation nationale a été approuvé par référendum en septembre 2005 et mise en vigueur en février 2006. Elle accorde le «pardon» aux islamistes armés qui rendent leurs armes et renoncent à la violence, à condition qu'ils n'aient pas trempé dans des «crimes de sang», ni perpétré des sabotages contre les établissements publics et des attentats contre les civils.