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TERRORISMECe que l’on sait sur la prise d’otage de deux Japonais par Daesh

Ce que l’on sait sur la prise d’otage de deux Japonais par Daesh

TERRORISMEL’ultimatum fixé par les ravisseurs dans la vidéo expirerait vendredi matin…
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Tokyo le 21 janvier 2015.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Tokyo le 21 janvier 2015. - SHIZUO KAMBAYASHI / POOL / AFP
Mathias Cena

Mathias Cena

La télévision japonaise est en boucle. A moins de 24 heures de la fin de l’ultimatum fixé par les ravisseurs de deux Japonais, la vidéo de revendication de Daesh ne quitte pas l'antenne. De son côté, le gouvernement nippon multiplie les contacts sur tous les canaux diplomatiques pour tenter d’obtenir la libération des otages. 20 Minutes fait le point.



Que veulent les ravisseurs?
Ce que veut avant tout Daesh, qui demande une rançon de 200 millions de dollars, «c'est utiliser cette occasion pour attirer l'attention du monde: le groupe montre ainsi qu'il voit le Japon comme un membre du bloc conduit par les Etats-Unis à son encontre», souligne Misa Kanaya, chercheuse de l'institut du Moyen-Orient. Tokyo paie au prix fort son «pacifisme actif», une volonté de plus en plus affirmée de jouer un rôle international dans la résolution des crises sans enfreindre l'interdiction constitutionnelle des offensives militaires.

>> A lire aussi: Qui sont les deux otages japonais de Daesh ?

Quand expire l’ultimatum?
L'ultimatum expire «à 14h50 vendredi» (06h50, heure française), selon le porte-parole du gouvernement japonais.

Quelle est l’attitude du gouvernement japonais?
Au moment de la diffusion de la vidéo, le Premier ministre Shinzo Abe se trouvait au Moyen-Orient, où il a offert une aide de pour les populations victimes des avancées de Daesh en Syrie et en Irak. Il a juré de «ne pas céder au terrorisme». Le Premier ministre et le chef de la diplomatie, Fumio Kishida, activent depuis mardi tous les canaux diplomatiques (Turquie, France, Italie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Iran, Jordanie, etc.) pour tenter d'obtenir «la libération immédiate» des Japonais Haruna Yukawa et Kenji Goto.

Des doutes sur la vidéo

L'authenticité de la vidéo postée par Daesh n'a pu être formellement établie, mais la mise en scène est comparable à celle des précédentes vidéos dans lesquelles l’organisation terroriste avait revendiqué l'exécution de deux journalistes et trois humanitaires Occidentaux, enlevés en Syrie.

D'aucuns soulignent cependant des bizarreries, comme la direction divergente des ombres des deux otages prétendument filmés au soleil ainsi que les mouvements non synchrones de leurs tuniques en apparence agitées par le vent. Des spécialistes japonais supposent qu'il s'agit d'un montage et que le tournage a pu avoir lieu en plusieurs fois, à l'intérieur, avec des éclairages artificiels. Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a indiqué que Tokyo «vérifiait la vidéo».

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