Le Qatar réfute tout soutien à des organisations terroristes

DIPLOMATIE L'idée de liens entre le Qatar et le djihadisme «semble être devenue un présupposé communément admis au sein du débat sur l'extrémisme en Europe», relève ce mardi son ambassadeur à Paris...

20 Minutes avec AFP

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Le skyline de Doha, au Qatar, le 20 janvier 2015.
Le skyline de Doha, au Qatar, le 20 janvier 2015. — Ante Cizmic/CROPIX/SIPA

Il fallait bien réagir. Le Qatar a réfuté mardi tout soutien à des organisations «terroristes» au Proche-Orient et en Afrique et dénoncé des déclarations en ce sens, notamment après les attentats djihadistes de Paris.

«L'idée selon laquelle le Qatar financerait ou soutiendrait d'une quelconque manière des terroristes et le terrorisme semble être devenue un présupposé communément admis au sein du débat sur l'extrémisme en Europe», relève son ambassadeur à Paris, Meshal Hamad Al Thani, dans une déclaration écrite. «Il faut être clair, le Qatar ne finance ni ne soutient aucune organisation terroriste», a-t-il insisté.

>> Lire notre éclairage: Le Qatar finance-t-il le terrorisme?

L'Etat du Qatar a «pris des mesures drastiques pour qu'aucun citoyen qatari ne puisse financer ces groupes à titre privé». Il a «adopté des lois qui s'opposent au blanchiment d'argent et à la promotion du terrorisme sur Internet», selon la déclaration de l'ambassadeur.

Responsabilité pointée du doigt après Charlie

Régulièrement accusé d'aider les djihadistes du Sahel, le richissime émirat gazier, grand allié de Paris, est également soupçonné de soutenir au Proche-Orient des groupes extrémistes proches des Frères musulmans.

Plusieurs responsables politiques français, notamment de l'opposition de droite, ont pointé du doigt la diplomatie du Qatar au lendemain des attentats djihadistes contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris du 7 au 9 janvier ayant fait 17 morts.

Bruno Le Maire, membre du parti (UMP) de l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy, a ainsi demandé un réexamen des liens avec le Qatar mais aussi l'Arabie saoudite et le Yemen «pour ne plus avoir pour alliés ou partenaires des Etats qui soutiendraient, parraineraient, financeraient ou subventionneraient des filières ou des discours terroristes».