VIDEO. Niger/Emeutes contre «Charlie Hebdo»: Le président fustige ceux qui «n'ont rien compris à l'islam»

NIGER Deux journées d'émeutes ont au total fait des dizaines de victimes, dont 10 morts, au Niger...

M.C. avec AFP
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Un homme tient l'enseigne d'un bar français brûlé lors d'une manifestation contre la publication par Charlie Hebdo d'une caricature de Mahomet, à Niamey, au Niger, le 17 janvier 2015.
Un homme tient l'enseigne d'un bar français brûlé lors d'une manifestation contre la publication par Charlie Hebdo d'une caricature de Mahomet, à Niamey, au Niger, le 17 janvier 2015. — BOUREIMA HAMA / AFP

Cinq personnes sont mortes samedi à Niamey dans des manifestations contre la publication par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo d'une caricature de Mahomet qui ont dégénéré en pillages et en destructions méthodiques des églises et des commerces chrétiens. Deux journées d'émeutes qui ont au total fait des dizaines de victimes, dont dix morts au Niger.

Le président Mahamadou Issoufou, dont les propos ont été retransmis à la télévision, a fustigé «ceux qui pillent ces lieux de culte, qui les profanent, qui persécutent et tuent leurs compatriotes chrétiens ou les étrangers qui vivent sur le sol de notre pays», ajoutant que ceux-là «n'ont rien compris à l'islam». «Savent-ils qu'en se comportant de la sorte, ils incitent les populations des pays où les musulmans sont minoritaires à profaner et à détruire les mosquées ?», s'est-il interrogé. Et de demander : «de quel tort sont coupables les églises et les chrétiens du Niger ?»

 

 

 

 

«Appel au calme»

Une enquête est désormais ouverte sur les violences, a annoncé le président nigérien, qui a promis que les responsables seront «identifiés et châtiés conformément à la loi», tout en lançant «un appel au calme». «La France condamne le recours à la violence aujourd'hui à Niamey, hier à Zinder» et «tient à exprimer sa solidarité avec les autorités du Niger», avait auparavant réagi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dans un communiqué.

Le président Issoufou fait partie des six chefs d'Etat africains qui ont participé à la Marche républicaine le 11 janvier à Paris, après l'attaque terroriste qui a décimé la rédaction de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo.