«Charlie Hebdo»: Les hommages aux victimes continuent de s'exprimer à travers le monde

ATTENTAT Deux trois jours après la tuerie à «Charlie Hebdo» à Paris, les manifestations de soutien se poursuivent...

20 Minutes avec AFP

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Au siège des agences de l'ONU à Genève, le 9 janvier 2015, en Suisse. Lancer le diaporama
Au siège des agences de l'ONU à Genève, le 9 janvier 2015, en Suisse. — Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

De New York à Los Angeles, Mexico, Tokyo ou Johannesburg, tous affirment «Je suis Charlie»: les manifestations de soutien se poursuivaient vendredi dans le monde deux trois jours après la tuerie qui a frappé le journal satirique Charlie Hebdo à Paris.

Vendredi matin, à Genève, une centaine de journalistes et les porte-parole des agences de l'ONU à Genève ont respecté une minute de silence en hommage aux 12 morts de l'attentat. «Nous sommes tous Charlie», a ensuite déclaré le directeur général de l'ONU Michael Møller. L'attaque «aura l'effet contraire, celui de renforcer notre détermination à défendre la tolérance et la liberté d'expression», a-t-il dit. Sur deux écrans de la salle de presse étaient inscrits en lettres géantes les trois mots en français qui ont fait le tour du monde: «Je suis Charlie».

Au siège des agences de l'ONU à Genève, le 9 janvier 2015, en Suisse. - Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

 

«La réponse n'est pas le meurtre»

«En tant que musulman, de nombreuses caricatures étaient aussi offensantes pour moi que pour tout musulman, (...) mais pour moi, pour nous, la réponse n'est pas le meurtre», mais le respect du droit de chacun à s'exprimer, a assuré le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad AlHussein.

A Tokyo, c'est le Premier ministre, Shinzo Abe, qui s'est rendu vendredi à la résidence de l'ambassadeur de France à Tokyo pour présenter ses condoléances.

 

Shinzo Abe, le premier ministre japonais, a rendu visite à l'ambassadeur français au Japon, Thierry Dana, à Tokyo, le 9 janvier 2015. - kyodowc125810.JPG k/NEWSCOM/SIPA

 

«Vive la France!», a écrit Barack Obama

La visite de soutien du président américain Barack Obama à l'ambassade de France à Washington figurait parmi les titres vendredi matin de toutes les radios françaises, qui soulignaient l'élan de compassion particulier en provenance du pays touché par les attentats du 11 septembre 2001. «Vive la France!», a écrit Barack Obama dans le livre de condoléances ouvert à l'ambassade, où les messages s'accumulent par centaines.

Dans un autre moment symbolique, l'hôtel-casino Paris de Las Vegas, réplique miniature de la capitale française, a éteint les lumières de sa tour Eiffel, comme l'avait fait auparavant sa grande soeur parisienne.

En Afrique du Sud comme dans de très nombreux autres pays de la planète, l'événement faisait encore la Une des journaux et des sites d'information, à l'instar du Daily Maverick qui évoquait «un coup fatal contre l'idée même de civilisation».

«Pour Charlie»: pilotes et mécaniciens de la caravane du rallye automobile Dakar ont observé une minute d'applaudissements jeudi soir au coeur du bivouac d'Antofagasta au Chili, où 300 personnes de 54 nationalités étaient rassemblées face à l'océan Pacifique.

Pendant ce temps, au Mexique, plus de 500 personnes réunies devant l'ambassade de France criaient «Yo soy libertad» («Je suis liberté»), en tenant des bougies ou des pancartes «Je suis Charlie». Une pancarte posée devant les portraits associait à la tragédie française le chiffre 43, en mémoire des étudiants disparus en septembre dernier dans l'ouest du pays et probablement massacrés.

Devant l'ambassade de France à Mexico, le 8 janvier 2015. - Marco Ugarte/AP/SIPA

 

A Londres: «On n'a pas de stylo mais un archer»

Jeudi, des milliers de personnes s'étaient rassemblées en Europe, notamment aux Pays-Bas où elles brandissaient des pancartes clamant «Non à l'extrémisme». A Londres, plus d'une centaine de musiciens, violoncellistes et violonistes, ont joué dans la nuit à Trafalgar square en hommage aux victimes de Charlie Hebdo.

«On n'a pas de stylo mais un archer», a expliqué un jeune violoncelliste, Romain Balland, professeur de musique à Nottingham (centre) avant d'entamer un adagio pour cordes en compagnie d'anciens élèves du Royal College of Music.