Des policiers près du Vatican à Rome le 8 janvier 2015.
Des policiers près du Vatican à Rome le 8 janvier 2015. — AFP

TERRORISME

Italie: «Préoccupation» à Rome en raison de la propagande de Daesh

Si Daesh annonce vouloir hisser son drapeau à Rome et au Vatican, le chef de la diplomatie italienne a souligné qu'il n'y avait «à l'heure actuelle aucun signalement qui justifie des alarmes» dans la péninsule...

L'angoisse dans toute l'Europe. La propagande du groupe Etat islamique (EI) affirmant vouloir hisser son drapeau à Rome et au Vatican suscite de la «préoccupation», même si aucun danger terroriste particulier n'est signalé en Italie, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni.

Moins d'Italiens partis faire le djihad en Syrie et en Irak que de Français

S'exprimant jeudi soir lors de l'émission «Piazza Pulita» sur la chaîne La Sette, le chef de la diplomatie italienne a d'abord souligné qu'il n'y avait «à l'heure actuelle aucun signalement qui justifie des alarmes» dans la péninsule.

Faisant référence aux islamistes recherchés en France après l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo qui a fait douze morts, Paolo Gentiloni a souligné que «les Italiens qui sont allés se battre pour le califat (en Irak et en Syrie) sont entre 50 et 60, en théorie bien peu» par rapport au phénomène observé notamment en France.

L'Etat islamique parle de hisser la bannière de Daech à Rome

Mais «il y a un autre facteur de préoccupation qui regarde en particulier Rome: dans sa propagande, l'Etat islamique parle de hisser la bannière de Daech (acronyme de l'EI) à Rome. Et cela est un motif d'alarme», a-t-il dit. L'EI, dans sa propagande, désigne Rome et le Vatican, où se trouvent le siège de l'Eglise catholique et le pape, parmi les lieux qu'il souhaiterait conquérir au nom du «califat».

L'Eglise et le pape ont très catégoriquement et fermement condamné les exactions de l'EI contre les chrétiens et les autres minorités. Ils ont condamné l'attentat de Paris contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui ne les avait pas épargnés.

Les grands journaux italiens continuaient vendredi à faire leur une sur le massacre de Paris, le quotidien La Stampa en particulier qui publiait des caricatures de différents artistes sur lesquels des kalachnikov s'opposaient à de simples crayons. Le célèbre caricaturiste du Corriere della Sera, Giannelli, a montré de son côté Dieu le père interrogé par Saint-Pierre au paradis: «Il y a quatre caricaturistes à la porte?», signale l'apôtre. «Fais-les entrer, puisque je ne m'offense pas», répond Dieu.