Yémen: 40 morts dans l'attentat contre une académie de police

MONDE L'attentat à la voiture piégée perpétré mercredi contre l'académie de police dans la capitale yéménite, Sanaa, aurait aussi fait 71 blessés…

20 Minutes avec AFP

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Attentat à la voiture piégée devant l'académie de police de Sanaa au Yémen le 7 janvier 2015.
Attentat à la voiture piégée devant l'académie de police de Sanaa au Yémen le 7 janvier 2015. — Hani Mohammed/AP/SIPA

Le bilan s’alourdit à Sanaa. Selon un dernier bilan officiel cité ce jeudi par l'agence officielle Saba, l'attentat qui a visé mercredi un groupe de jeunes hommes rassemblés devant l'académie de police pour présenter leurs dossiers d'inscription aurait fait 40 morts et 71 blessés. Un précédent bilan de la police faisait état mercredi de 37 morts et de 66 blessés.

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Démenti  d'Ansar al-Charia

La haute commission de sécurité (gouvernementale) a accusé Al-Qaïda d'être responsable de cet attentat que les Etats-Unis, l'Union européenne et l'ONU ont vivement condamné. «Cette lâche action criminelle témoigne du caractère sanguinaire et sauvage des terroristes du réseau Al-Qaïda», a affirmé la haute commission dans un communiqué.

Mais un dirigeant d'Ansar al-Charia, lié à Al-Qaïda, cheikh Saleh Abdel Ilah al-Dhahab, a nié toute responsabilité du réseau extrémiste dans l'attentat.

«Al-Qaïda n'a rien à voir avec l'incident» de Sanaa, a-t-il écrit sur Twitter, en attribuant l'attentat à la milice chiite Ansaruallah, ou houthie, l'ennemi juré de son réseau, devenue une force influente au Yémen depuis qu'elle a pris le contrôle de la capitale en septembre.

«Ceux qui ont perpétré cette action, ce sont les houthis», a indiqué cheikh Dhahab dans son tweet.

Escalade de violence

La violence s'est accrue ces derniers mois au Yémen, instable depuis l'insurrection populaire de 2011, qui a poussé au départ le président Ali Abdallah Saleh, dans le sillage du Printemps arabe.

La milice Ansaruallah, partie de son fief de Saada (nord), a lancé en 2014 une offensive fulgurante qui lui a permis de prendre le contrôle de Sanaa le 21 septembre, puis d'élargir son influence progressivement vers l'ouest et le centre du pays où elle est combattue par Al-Qaïda et des groupes sunnites.