Le prince Andrew, le 30 juillet 2011 à Edimbourg
Le prince Andrew, le 30 juillet 2011 à Edimbourg — Ben Stansall AFP

FAITS DIVERS

Affaire d'esclavage sexuel: Buckingham défend le prince Andrew

Son nom est apparu dans une affaire d'abus sexuel sur mineure qui le poursuit depuis plusieurs années...

Le prince Andrew est à nouveau la cible des médias britanniques depuis que son nom est apparu dans une affaire d'abus sexuel sur mineure qui le poursuit depuis plusieurs années, déclenchant dimanche une nouvelle riposte musclée du Palais de Buckingham.C'est une nouvelle fois sa vieille et controversée amitié avec un richissime homme d'affaires américain, Jeffrey Epstein, qui a plongé le prince de 54 ans dans la tourmente et Buckingham dans l'embarras.

Devenu milliardaire à Wall Street, Jeffrey Epstein a été condamné en 2008 à 18 mois de prison pour avoir eu recours aux services de prostituées mineures. Il est réapparu trois ans plus tard dans la presse britannique sur une photo sur laquelle on le voit se promener à New York avec le prince Andrew, visiblement resté fidèle.

Le cliché a fait tellement désordre que le fils cadet de la reine Elizabeth II, cinquième dans l'ordre de succession au trône, a dû quitter ses fonctions de représentant spécial du gouvernement britannique pour le commerce international.

Elle dit avoir été «l'esclave sexuelle» de Epstein

Un «pédophile» après le gendre de l'ex-président tunisien Ben Ali, le fils du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi et un sulfureux milliardaire kazakh: les fréquentations du prince, déjà éclaboussé par les écarts de conduite de son ex-épouse Sarah Ferguson, étaient décidément trop mauvaises.

Et voilà que l'affaire Esptein le rattrape par le biais d'une plainte déposée cette semaine par une femme en Floride, aux Etats-Unis. Andrew n'est pas directement visé, le témoignage ayant été fait dans le cadre d'une procédure au civil dans laquelle les procureurs fédéraux sont accusés d'avoir passé un accord avec Epstein en 2008 sans avoir consulté les victimes.

Mais son nom est bien cité par la plaignante, identifiée sous le pseudonyme de «Jane Doe #3», qui affirme avoir été forcée, alors qu'elle était encore mineure, à «avoir des relations sexuelles» avec le duc d'York à Londres, New York et dans les Caraïbes durant des orgies avec d'autres jeunes filles mineures. Aucune date n'a été précisée, mais «Jane Doe #3» affirme avoir été «l'esclave sexuelle» de Epstein entre 1999 et 2002 et avoir agi sur son ordre.

«Les allégations sont fausses et sans fondement»

Dans un nouveau communiqué dimanche après des extraits d'interviews de la plaignante où elle fait état de rencontres avec Andrew, publiés par The Mail on Sunday et The Sunday Mirror, Buckingham «nie catégoriquement que le duc d'York ait eu une quelconque forme de contact ou relation sexuelle» avec cette femme.

«Les allégations sont fausses et sans fondement», ajoute le Palais, qui garde généralement un silence digne dans de telles circonstances, mais qui a tenu cette fois à réagir vite et fort.

«Jane Doe #3» accuse le milliardaire de Wall Street d'avoir «prêté» des filles à des «hommes politiques américains de premier plan, des hommes d'affaires puissants, des présidents étrangers, un Premier ministre bien connu et d'autres leaders mondiaux» pour s'attirer leurs faveurs et aussi pouvoir les faire chanter.