AirAsia: Les recherches de l’épave se concentrent dans les fonds marins

CRASH L'épave de l’Airbus A320-200, qui se serait abîmé en mer de Java, se trouverait à une profondeur de 25 à 32 mètres…

20 Minutes avec AFP

— 

Un avion taxi de la compagnie d'Air Asia le 29 décembre 2014 sur le tarmac de l'aéroport international de Changi à Singapour
Un avion taxi de la compagnie d'Air Asia le 29 décembre 2014 sur le tarmac de l'aéroport international de Changi à Singapour — Mohd Fyrol AFP

Les recherches de l'épave de l'avion d'AirAsia qui s'est abîmé en mer de Java, en Indonésie, se concentraient vendredi dans les fonds marins pour retrouver l'épave et les boîtes noires, avec la participation d'enquêteurs français équipés d'hydrophones.

Trente corps au total ont été repêchés jusqu'ici ainsi que de nouveaux débris de l'appareil de la compagnie malaisienne qui a disparu des écrans radars dimanche, peu après son décollage de la ville indonésienne de Surabaya pour Singapour, avec 162 personnes à son bord, parmi lesquelles le copilote français Rémi Plesel.

Des hydrophones pour retrouver les boîtes noires

Les enquêteurs français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile sont équipés d'hydrophones pour détecter des signaux permettant de retrouver les boîtes noires de l'Airbus A320-200, cruciales pour déterminer les causes de la catastrophe aérienne.

L'avion s'est abîmé en mer de Java, au large de l'île de Bornéo, où le mauvais temps et de hautes vagues ont freiné ces jours derniers les recherches des victimes et de l'épave de l'appareil qui se trouverait à une profondeur de 25 à 32 mètres.

29 bateaux et 17 avions sillonent les environs

Les recherches sont centrées sur une zone de 1.575 milles marins carrés -- un dixième de la surface prospectée jeudi -- avec la participation de 29 bateaux et 17 avions. Les enquêteurs français sont «équipés de moyens de détection comprenant notamment des hydrophones en vue de localiser les balises acoustiques des deux enregistreurs de vol», a indiqué le BEA. Des enquêteurs venus de Singapour participent également aux investigations sous-marines.

Le directeur des opérations de recherches et de secours, Bambang Soelistyo, a souligné «deux tâches prioritaires» pour les équipes de plusieurs pays engagées dans ces recherches. «La première consiste à localiser la plus grande partie de l'avion. La seconde tâche, c'est de trouver l'emplacement des boîtes noires», a-t-il dit.

La Russie aide aussi

Quarante plongeurs, parmi lesquels 20 experts des fonds marins, sont arrivés de Russie vendredi, ainsi que deux avions, dont un amphibie, a déclaré à l'AFP le directeur du Comité national indonésien de sécurité des transports (KNKT), Tatang Kurniadi.

Alors que la zone de recherche se rétrécit, les équipes poursuivent leurs efforts en dépit de conditions météo difficiles, avec des vents violents et des vagues de 3-4 mètres de haut, a indiqué un responsable indonésien, S.B. Supriyadi.