AirAsia: Tout savoir sur la disparition du vol QZ8501

AVIATION L'avion a disparu ce dimanche entre l'Indonésie et Singapour avec 162 personnes à son bord...

T.L.G.

— 

Un Airbus de la compagnie AirAsia va atterrir à l'aéroport de Honk Kong, le 16 août 2011
Un Airbus de la compagnie AirAsia va atterrir à l'aéroport de Honk Kong, le 16 août 2011 — Laurent Fievet AFP

Disparition en plein vol. Un avion d'AirAsia Indonesia, parti d'Indonésie tôt ce dimanche matin à destination de Singapour, a disparu avec 162 personnes à bord. Les recherches n'ont pour l'instant rien donné. 20 Minutes fait le point avec Gérard Feldzer, ancien pilote chez Air France et expert en aéronautique.

Qui était à l’intérieur de l’avion?

AirAsia a indiqué que 162 personnes étaient à bord de l’avion: 155 Indonésiens, trois Sud-Coréens, un Français, un Britannique, un Malaisien et un Singapourien. «Le Français était le copilote», a précisé le porte-parole de la compagnie, J.A. Barata. Une information confirmée par le ministère français des Affaires étrangères.

Que sait-on de la disparition?

L’avion a décollé de l’aéroport international de Juanda à Surabaya, dans l'est de l'île de Java, à 5h20 locales. Il devait atterrir à Singapour à 8h30 (1h30, heure française). Une heure après le départ, les contrôleurs aériens ont perdu le contact avec l’Airbus. Quelques instants plus tôt, les pilotes avaient demandé l’autorisation au contrôle aérien de Jakarta de dévier de son plan de vol à cause de mauvaises conditions météorologiques. «Contrairement au vol MH370, on dispose déjà d’éléments qui dissipent tout mystère autour de la disparition», explique Gérard Feldzer.

«Il y a eu un contact radio, les pilotes ont demandé à prendre de l’altitude à cause de l’orage pour pouvoir s’orienter, ce qui a pu fragiliser le vol par des turbulences. Des informations qui permettent de cibler la zone de la disparition et offrent des chances de retrouver l’appareil», estime l’ancien pilote.

Où en sont les recherches?

Deux avions et un hélicoptère ont été dépêchés par l’armée de l’air indonésienne. Les recherches ont commencé ce dimanche dans l'est de Java, au sud-est de Pangkalan Bun, dans la province de Kalimantan. «Nous n'avons pu détecter aucun signe visuel», a déclaré un porte-parole de l'armée de l'air indonésienne, précisant que des bateaux dépêchés dans cette zone étaient toujours en route. Les recherches ont été interrompues par la nuit et la mauvaise météo. Elles reprendront lundi matin à 7h00 (1h00, heure française). Des moyens militaires ont également été engagés par Singapour et la Malaisie pour aider aux recherches.

Par ailleurs, l’Australie, Airbus, et le Bureau d'enquête et d'analyse (BEA) ont promis leur aide pour les enquêtes. «Le Bea est l’un des meilleurs dans les enquêtes, et un grand spécialiste d’Airbus. On saura ce qui s’est passé grâce aux boîtes noires», ajoute Gérard Feldzer. L'expert regrette que «les informations de vols enregistrées ne soient pas transmises en temps réel, ce qui permettrait d'éviter l’attente insupportable des familles».

Que sait-on d’AirAsia ?

L'Airbus disparu était exploité par AirAsia Indonésie, une succursale d'AirAsia basée à Kuala Lumpur en Malaisie. En 13 ans d’activité, c’est le premier accident grave pour la compagnie, qui n'exploite que des Airbus. «Pour ce qui est de l’avion lui-même, c’est l’un des plus fiables du monde», affirme Gérard Feldzer.

AirAsia truste depuis 2009 le titre annuel de meilleure compagnie à bas coût de la planète. «Elle est plutôt bien cotée et n’a jamais donné de signes de faiblesse. Les compagnies low cost ne sont pas plus dangereuses que d’autres», rassure l'expert. «Ce qui peut poser problème, c’est une certaine fragilité de ces compagnies asiatiques qui ont grossi très vite, et doivent assurer en termes de formation et d’harmonisation».