La Jordanie déterminée à sauver son pilote capturé par Daesh en Syrie

MONDE

20 Minutes avec AFP
La Jordanie est déterminée à sauver son pilote capturé par l'organisation de l'EI en Syrie.
La Jordanie est déterminée à sauver son pilote capturé par l'organisation de l'EI en Syrie. — STR / RMC / AFP

La Jordanie a affiché jeudi sa détermination à sauver le pilote de chasse capturé la veille par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie après la chute de son avion que les jihadistes affirment avoir abattu, ce que Washington dément.

Aucune nouvelle information n'a été donnée sur le sort de Maaz al-Kassasbeh, sous-lieutenant de 26 ans, plus de 24 heures après le crash de son jet F-16 dans la région de Raqa (nord).

La perte de cet appareil est la première depuis le lancement des frappes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis en Irak et en Syrie.

Forte émotion en Jordanie

La capture du pilote, récemment marié, provoque une forte émotion en Jordanie, où de nombreux internautes expriment leur solidarité en utilisant le mot-clé «Nous sommes tous Maaz al-Kassasbeh», en arabe, sur les réseaux sociaux.

Le roi Abdallah II «suit attentivement», selon l'armée, les efforts pour que le jeune homme revienne sain et sauf et des cellules de crise ont été créées afin de « mobiliser tous les moyens », a souligné le quotidien gouvernemental Al-Raï. «Nous sommes confiants: notre brave (pilote) retrouvera la liberté», a ajouté le journal.

Le père du jeune homme, Safi Youssef Kassasbeh, a demandé à l'organisation de l'EI de faire preuve de «pitié» envers son fils. «Nous considérons que Maaz est un invité aux mains de frères», a-t-il dit, ajoutant qu'il priait Dieu pour qu'il soit libéré.

Le Parlement jordanien a affirmé qu'il tenait l'organisation de l'EI pour «responsable du maintien en vie» du pilote, un «héros».

Un militant contacté à Raqa, bastion de l'organisation de l'EI en Syrie, avait indiqué mercredi que les jihadistes semblaient divisés sur le sort de l'otage. Certains d'entre eux, notamment «les Tchétchènes», voudraient le tuer, tandis que d'autres préféreraient le garder en vie, selon lui.