Dubaï: Une Française retenue dépose plainte à Paris

DIPLOMATIE Sa plainte vise notamment des faits de dénonciation calomnieuse, tentative de chantage et d'extorsion...

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran Google map de Dubaï.
Capture d'écran Google map de Dubaï. — Capture d'écran Google map

Une Française retenue à Dubaï en raison d'un conflit commercial qui a entraîné des poursuites judiciaires et la confiscation de son passeport, a déposé plainte à Paris début décembre contre ses anciens associés, membres d'une famille régnante aux Emirats, a appris mercredi l'AFP de son avocate, Me Sophie Liotard.

Virginie Gaffié, chef d'entreprise de 50 ans, est bloquée depuis juin 2013 aux Emirats Arabes Unis, où elle s'était installée plusieurs années auparavant avec sa famille.

«Restitution du passeport»

«Nous demandons l'accélération de la procédure à Dubai et la restitution du passeport. Nous demandons aussi que l'émir de Dubaï, Mohammed bin Rashid Al Maktoum, s'empare de cette affaire, qui a beaucoup trop duré», a déclaré son avocate à l'AFP.

Virginie Gaffié est en conflit avec ses deux anciens associés, Sheikha Sayad Bint Saqr Al-Qassimi et Sheikh Fahem Mohammed Khaled K. Al-Qassimi, membres de la famille qui règne sur l'émirat de Sharjah. Ils l'ont poursuivie en l'accusant d'avoir détourné de l'argent de leur société commune, une entreprise de fabrication de meubles.

Dans sa plainte, déposée début décembre par son avocate à Paris, la Française affirme au contraire qu'elle a été victime d'un chantage et que le couple d'Emiratis exigeait qu'elle rachète leurs parts de l'entreprise à un prix exorbitant. La plainte, consultée par l'AFP, souligne que ses associés ont toujours eu accès aux relevés bancaires de la société et n'ont jamais relevé d'anomalie jusqu'à ce que survienne le conflit, en 2013.

Arrêtée à l'été 2013

Arrêtée pour être entendue par la police à l'été 2013, Virginie Gaffié a alors vu son passeport confisqué. Depuis, selon son avocate, elle a bénéficié d'une relaxe au tribunal de Dubaï puis devant la cour d'appel. Mais au début du mois, la Cour de cassation a annulé cette décision pour des raisons de procédure et renvoyé l'affaire pour un nouveau jugement, a expliqué Me Sophie Liotard à l'AFP.

Sa plainte vise des faits de dénonciation calomnieuse, tentative de chantage et d'extorsion, atteinte à la liberté individuelle et accès frauduleux dans un système informatique et violation du secret des correspondances, certains de ses courriels ayant été utilisés dans la procédure aux Emirats.