Piratage de Sony: Obama réfléchit à placer Pyongyang sur la liste des États soutenant le terrorisme

HIGH-TECH La Corée du Nord a de son côté menacé de représailles la Maison Blanche et autres cibles américaines, si les Etats-Unis la sanctionnait pour le piratage...

B.D. avec AFP

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Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche à Washington, le 19 décembre 2014
Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche à Washington, le 19 décembre 2014 — Brendan Smialowski AFP

Le président américain Barack Obama a déclaré dans un entretien à CNN ce dimanche que la cyber-attaque menée selon Washington par la Corée du Nord contre Sony Pictures était un acte de «cyber vandalisme» et que les Etats-Unis  étudaient la possibilité de remettre Pyongyang sur leur liste des Etats soutenant le terrorisme.

«Non, je ne pense pas que cela ait été un acte de guerre. Je pense que c'était un acte de cyber vandalisme qui a été très coûteux. Nous le prenons très au sérieux», a déclaré le président Obama, selon des extraits de cet entretien diffusés à l'avance. «Nous allons procéder à un examen par le biais d'un processus déjà en place», a ajouté le président américain.

Washington accuse la Corée du Nord -qui n'a eu de cesse de démentir tout lien avec le piratage- d'être responsable de l'attaque contre Sony Pictures, l'une des plus importants jamais subi par une entreprise aux Etats-Unis, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de L'interview qui tue!, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Pyongyang menace

De son côté, la Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), citée par l'agence de presse officielle nord-coréenne, a une nouvelle fois démenti avoir quoi que ce soit à voir avec ce piratage, soulignant que l'armée et le peuple de Corée du Nord étaient «tout à fait prêts à une confrontation avec les Etats-Unis, dans tous les espaces de conflit, y compris dans les espaces de cyber-guerre afin de faire exploser ces citadelles».

«Notre contre-attaque la plus dure sera menée hardiment contre la Maison Blanche, le Pentagone et le continent américain, la fosse d'aisance du terrorisme, et dépassera de loin la 'contre-attaque symétrique' annoncée par Obama», a-t-elle indiqué. La Corée du Nord a, une nouvelle fois, fait l'éloge de l'«action justifiée» de piratage qui a été revendiquée par le GOP (Guardians of peace), mais a déclaré ne pas savoir où ce groupe était basé.

Le FBI a imputé l'attaque du 24 novembre à la Corée du Nord, la comparant à de précédentes agressions directement attribuées à Pyongyang. Pyongyang a répondu dimanche que «les méthodes pour mener des cyber-attaques étaient les mêmes partout, et qu'il relevait du simple bon sens que de le reconnaître».