Cyber-attaque de Sony: Washington oppose une fin de non-recevoir à Pyongyang, veut l'aide de Pékin

PIRATAGE Un haut responsable de l'administration américaine a déclaré que Washington avait  demandé la coopération de Pékin, l'allié le plus proche de la Corée du Nord...

B.D. avec AFP
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Le leader de la Corée du nord, Kim Jong-un, en août 2014.
Le leader de la Corée du nord, Kim Jong-un, en août 2014. — XINHUA/SIAP

Les Etats-Unis ont opposé une fin de non-recevoir à la proposition nord-coréenne d'ouvrir une enquête conjointe sur le piratage de Sony Pictures et demandé à la Chine son aide pour bloquer les cyber-attaques en provenance de Pyongyang.

Washington accuse la Corée du Nord d'être responsable de l'attaque contre Sony Pictures, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de L'interview qui tue!, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

La Corée du Nord n'a eu de cesse de démentir avoir quoi que ce soit à voir avec le piratage, l'un des plus importants jamais subi par une entreprise aux Etats-Unis, et a proposé une «enquête conjointe» sur le sujet. Mais Washington a balayé cette proposition d'un revers de main. «Si le gouvernement nord-coréen veut proposer son aide, il peut reconnaître sa culpabilité et dédommager Sony pour les dégâts provoqués par cette attaque», a déclaré Mark Stroh, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Coopération sino-américaine

Un haut responsable de l'administration américaine a déclaré que Washington recherchait l'aide de Pékin, l'allié le plus proche de la Corée du Nord. «Nous avons discuté de cette possibilité avec les Chinois pour échanger des informations, nous avons exprimé notre inquiétude à la suite de cette attaque et leur avons demandé leur coopération», a-t-il dit. Les deux pays sont convenus que le fait de mener «des attaques destructives dans le cyberespace est contraire à un comportement approprié», a-t-il ajouté.

Le FBI a imputé l'attaque du 24 novembre revendiquée par le GOP (Guardians of peace) à la Corée du Nord en la comparant à de précédentes agressions attribuées directement à Pyongyang. Le président Barack Obama avait «confirmé» vendredi que la Corée du Nord était à la manoeuvre, affirmant que Washington ne cèderait jamais devant quelque «dictateur que ce soit».

«Nous répondrons de manière proportionnée et nous répondrons à un moment, à un endroit et d'une manière que nous choisirons», a prévenu le président américain. Ce à quoi Pyongyang a répliqué en accusant Washington de diffamation. «Puisque les Etats-Unis répandent des allégations sans fondement et nous diffament, nous leur proposons une enquête conjointe», a dit le ministère nord-coréen des Affaires étrangères. «Nous avons les moyens de prouver que nous n'avons rien à voir avec cet incident», a ajouté le ministère.