Piratage de Sony: «Une grave affaire de sécurité nationale», accuse la Maison Blanche

MONDE Les Nords-Coréens sont soupçonnés d'avoir piraté les serveurs hollywoodiens...

W.M. avec AFP
— 
L'entrée des studios de Sony Pictures à Culver City, en Californie, le 17 décembre 2014
L'entrée des studios de Sony Pictures à Culver City, en Californie, le 17 décembre 2014 — STR AFP

Le piratage de Sony relève d'une «grave affaire de sécurité nationale», a indiqué ce jeudi soir la Maison Blanche. Son porte-parole a souligné que cette attaque avait été menée par un acteur «sophistiqué».

>> Retrouvez sur 20 Minutes une chronologie des faits: Les 25 jours qui ont fait plier Sony Pictures...

Interrogé sur une possible implication de la Corée du Nord, Josh Earnest a affirmé qu'il n'était pas en mesure de se prononcer sur ce point. Le ministère de la Justice et le FBI travaillent sur le dossier et «l'enquête progresse», a-t-il ajouté.

Interrogé sur la réponse que la Maison Blanche entendait apporter à cette affaire, il a souligné que le Conseil de sécurité nationale examinait «un ensemble d'options».

Le porte-parole de l'exécutif américain a cependant insisté sur la nécessité d'une réponse «proportionnelle», soulignant que l'objectif de ceux qui menaient ce type d'opérations de piratage était souvent «de provoquer une réponse de la part des Etats-Unis».

Menaces téléguidées par Pyongyang?

Sony Pictures avait annoncé la veille qu’il renonçait à sortir aux Etats-Unis son film The Interview (L’interview qui tue!, en VF) après des menaces proférées par les hackers qui ont piraté ses serveurs.

Le long-métrage était une parodie sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Les enquêteurs américains pensent que ces menaces seraient téléguidées par Pyongyang.