Feu vert aux casques bleus

SONDAGE Une majorité de l'opinion mondiale se dit favorable au droit d'ingérence en cas de violations graves des droits de l'homme...

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Après l'annonce de ces résultats, la situation était calme jeudi soir à Kinshasa, où Casques bleus de l'Onu et militaires la force européenne Eufor ont patrouillé toute la soirée.
Après l'annonce de ces résultats, la situation était calme jeudi soir à Kinshasa, où Casques bleus de l'Onu et militaires la force européenne Eufor ont patrouillé toute la soirée. — Lionel Healing AFP

Le droit d’ingérence plébiscité. Selon un sondage publié jeudi, il existe un large soutien de l'opinion publique internationale en faveur d'une intervention armée de l'ONU dans des cas de génocide ou de graves violations de droits de l'homme. Un sondage mené toutefois que dans 18 pays, représentant environ 56% de la population mondiale.

«C'est un message fort qui dit que les Nations Unies ont la responsabilité de gérer ces situations et d'intervenir même en dépit de l'opposition d'un gouvernement» indique Steven Kull, directeur de WorldPublicOpinion.org, qui a coordonné cette enquête. «Il ne s'agit pas seulement des diplomates qui débattent d'idées idéalistes, c'est vraiment un thème qui importe à une grande partie de la population mondiale».

Les Chinois sont les plus nombreux - 76% - à dire que l'ONU «a la responsabilité de protéger les populations de graves violations des droits de l'homme comme le génocide, même contre la volonté de leur gouvernement», avec seulement 13% contre.

Recours à la force ?


A la question plus concrète de savoir si l’ONU a «droit» d’intervenir, y compris «en autorisant l'usage de la force pour protéger les populations de graves violations de droits de l'homme comme le génocide, même contre la volonté de leur gouvernement», 85% des Français répondent positivement, suivis des Américains et des Israéliens (83%), des Palestiniens (78%), des Nord-Coréens (74%), des Mexicains (73%), des Chinois (72%), des Ukrainiens et des Iraniens (69%).