Rapport américain sur la torture suscite de vives réactions à l'étranger

USA Berlin a dénoncé une «violation grave des valeurs démocratiques»...

D.B. avec AFP

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Une simulation de «waterboarding» par des manifestants.
Une simulation de «waterboarding» par des manifestants. — T.A.CLARY/AFP

L'indignation était de mise chez plusieurs chefs d'Etat ce mercredi après la publication mardi du rapport américain sur la torture.

Le nouveau président afghan Ashraf Ghani arrivé au pouvoir fin septembre, s'est dit «outré» et a dénoncé des «actes inhumains» perpétrés par des responsables du renseignement américain, qui ont ainsi initié «un cercle vicieux» de la violence.

L'Union européenne condamne les méthodes, mais salue la volonté de transparence

Les pratiques de torture du renseignement américain représentent «une violation grave des valeurs démocratiques», a estimé le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, dans une interview à paraître jeudi. Il a jugé «inacceptables» les interrogatoires violents auxquels l'agence du renseignement américain aurait soumis des dizaines de détenus liés à Al-Qaïda entre 2001 et 2009.

Mais tout en déplorant cette «faute lourde», Frank-Walter Steinmeier «salue» la volonté du président américain Barack Obama de «rompre clairement avec la politique de son prédécesseur», George W. Bush, et d'exposer «ouvertement» les fautes commises afin qu'elles ne se reproduisent plus.

L'Union européenne a quant à elle salué la publication du rapport, y voyant «une étape positive». Ce rapport «soulève d'importantes questions sur la violation des droits de l'Homme par les autorités américaines et des personnes au service de l'agence» de renseignement, a commenté la porte-parole du service diplomatique de l'UE, Catherine Ray. Elle a salué «la promesse du président Obama d'user de toute son autorité pour faire en sorte que ces méthodes ne seront plus jamais utilisées». L'UE «condamne toutes les formes de torture et mauvais traitements, quelles que soient les circonstances, y compris pour le contre-terrorisme», a rappelé Catherine Ray.