Les marins britanniques quitteront l'Iran jeudi

C. F. avec AFP

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Reuters

Mahmoud Ahmadinejad tout sourire en train de serrer la main des quinze marins, tout aussi ravis. La télévision d’Etat iranienne a diffusé les images de la libération des otages britanniques, mercredi, qui devraient quitter l’Iran le lendemain via l'aéroport de Téhéran, selon un proche conseiller du président iranien.

Une lettre du gouvernement britannique

Tony Blair l’avait dit, les «deux prochains jours seront cruciaux». Mahmoud Ahmadinejad a tout de même créé la surprise en annonçant ce mercredi la «grâce» et la «libération des quinze marins» lors d’une conférence de presse. «Ils sont libres après cette conférence et peuvent retourner dans leurs familles. Je demande à Tony Blair de ne pas punir ces soldats pour avoir accepté de dire la vérité», a-t-il déclaré, faisant allusion à la diffusion ces derniers jours des aveux présumés des 15 militaires quant à leur violation des eaux iraniennes. Le président iranien a d’ailleurs ajouté que le gouvernement britannique s'était engagé dans une lettre à ne pas recommencer à violer le territoire iranien. «Mais cette libération n'est pas liée à cette lettre, a-t-il précisé. Elle est due à la bonté islamique.»

Londres a aussitôt salué cette libération. «Nous saluons ce que le président a dit à propos de la libération des quinze membres de notre personnel. Nous sommes en train d'établir exactement ce que cela signifie, en ce qui concerne la manière et les délais de leur libération», a déclaré le porte-parole de Downing Street. George Bush a également salué cette libération, la Maison Blanche précisant qu'elle allait «suivre la situation de près».

«Crimes en Palestine»


Lors de sa conférence de presse, le président iranien avait pourtant fustigé le «tapage médiatique» du gouvernement de Blair et décoré de la médaille du courage le commandant militaire qui a arrêté les quinze marins. «Je veux remercier avec une médaille du troisième degré pour courage militaire le commandant des forces qui a défendu les frontières de l'Iran et arrêté les intrus», a déclaré Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier a également lancé une longue attaque contre le Conseil de sécurité, l’accusant de ne pas avoir pu empêcher l'occupation de l'Irak et les «crimes en Palestine».