VIDEO. Libération de Serge Lazarevic: L’ex-otage était-il un agent du renseignement français?

PORTRAIT L’homme a été libéré, a annoncé ce mardi François Hollande…

W.M.

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L'otage français Serge Lazarevic dans une vidéo mise en ligne par Aqmi le 17 novembre 2014.
L'otage français Serge Lazarevic dans une vidéo mise en ligne par Aqmi le 17 novembre 2014. — Capture d'écran / 20minutes

Après plus de trois ans de captivité, le Franco-Serbe, Serge Lazarevic, est libre. Agé de 50 ans, c’était le dernier Français otage détenu dans le monde depuis la libération des quatre journalistes retenus en Syrie.

Quand a-t-il été enlevé?

C’est le 24 novembre 2011 au Mali que Serge Lazarevic a été enlevé, en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé tué en juillet 2013 d’une balle dans la tête. Ils étaient, selon leurs proches, en voyage d’affaires. Ils voulaient construire une cimenterie dans la région. L’enlèvement a été revendiqué par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Quelles étaient les circonstances de son enlèvement?

Un groupe d'hommes armés s'étaient emparé d'eux dans leur hôtel, à Hombori (nord du Mali). Aqmi avait diffusé le 17 novembre une vidéo de Serge Lazarevic. Barbe fournie, bonnet noir, tunique grise: dans cette séquence de moins de quatre minutes filmée dans l'habitacle d'un pick-up, Serge Lazarevic déclarait en français être malade et estimait que sa vie était en danger. Peu après, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'était toutefois déclaré «optimiste» quant à une libération prochaine de l'otage.

Etait-il un agent français?

Lors de leur enlèvement, Aqmi avait présenté les deux otages français comme des agents du renseignement français. Ainsi, Pascal Lupart, président de son comité de soutien est un ancien membre des forces spéciales. Plusieurs sources avaient relevé le passé trouble des deux otages en Afrique.

Les autorités maliennes avaient fait part de leur étonnement constatant que les deux hommes ne s’étaient présentés «ni à l’ambassade, ni au consulat». Serge Lazarevic est décrit comme un colosse de près de 2m au profil paramilitaire. Régulièrement, sa fille, Diane, se plaignait du silence des autorités françaises sur le cas de son père.