Inde: Uber interdite après qu'un chauffeur a violé une passagère

FAITS DIVERS L'attitude d'Uber est critiquée...

M.P. avec AFP

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Manifestation le 7 décembre 2014 à New Delhi contre le viol présumé d'une passagère par un chauffeur de la compagnie Uber
Manifestation le 7 décembre 2014 à New Delhi contre le viol présumé d'une passagère par un chauffeur de la compagnie Uber — - AFP

Les autorités indiennes ont interdit lundi à Uber d'exercer à New Delhi après le viol d'une passagère par un chauffeur de son service de voiturage.

Ce crime porte un nouveau coup à la réputation du service controversé de voiturage de la start-up américaine et intervient près de deux ans après le viol en réunion d'une étudiante dans la capitale indienne qui avait déclenché une vague d'indignation en Inde.

Pas de GPS dans la voiture

La police a annoncé avoir retrouvé vendredi dans un village de son Etat d'origine, l'Uttar Pradesh, après l'attaque de la jeune femme de 25 ans vendredi soir dans une zone reculée de New Delhi. Un responsable policier, a critiqué l'attitude d'Uber, indiquant que les premiers éléments de l'enquête montrent qu'aucun GPS n'avait été installé dans la voiture et qu'aucun élément n'avait été demandé sur le passé du chauffeur par la compagnie.

«Nos premières vérifications montrent des lacunes de la part de la société privée de voiturage qui n'a pas installé de GPS dans ses taxis et n'a pas contrôlé son personnel», a dit ce responsable, Deepak Mishra, à l'AFP.

Selon la presse, la jeune compagnie de voiturage n'avait pas vérifié le passé du chauffeur de 32 ans. Incarcéré plusieurs mois dans une autre affaire de viol, il avait été acquitté en 2012, rapportent les médias indiens.

La sécurité, principale priorité» d'Uber

Cet incident survient alors qu'Uber, dont l'expansion suscite de fortes tensions avec les taxis traditionnels, cherche à se développer en Inde en recrutant de jeunes chauffeurs dans les grandes villes tout en insistant sur son souci pour la sécurité.

La start up a réagi dans un communiqué en indiquant qu'elle travaillait avec la police pour résoudre «ce crime terrible» et a remis à la police les éléments qu'elle détient sur le chauffeur et ses déplacements. Uber a assuré que la sécurité était sa «principale priorité».

«Nous travaillons avec des chauffeurs-partenaires agréés pour fournir un service de transport sûr, avec des garanties telles que des informations sur le chauffeur et le véhicule», a indiqué Uber dimanche.