Pour Blair, les deux prochains jours seront «cruciaux»

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Tony Blair
Tony Blair — no credit

Londres retient son souffle. Selon le Premier ministre britannique, les deux prochains jours seront «cruciaux» dans l'affaire des 15 marins capturés par les Iraniens. Tony Blair a salué «les perspectives» ouvertes par les déclarations d'Ali Larijani, haut responsable en charge de la sécurité nationale iranienne. Il a toutefois prévenu que si l'Iran ne relâchait pas les quinze marins capturés dans le Golfe, des «décisions de plus en plus fermes seront prises».

«Discussions diplomatiques»

Ali Larijani a annoncé ce mardi que Téhéran et Londres avaient entamé des discussions diplomatiques. «Nous sommes au début du chemin. Si cela continue, logiquement les conditions peuvent changer et on peut aller vers un règlement de l'affaire» des quinze marins, a-t-il affirmé, cité par l'Agence centrale d'information iranienne.

Le vice-président iranien Parviz Daoudi s'est quant à lui déclaré optimiste sur un règlement «prochain» de la crise, tout en demandant à Londres de reconnaître la violation de ses eaux territoriales. Sur cette question, Téhéran ne désarme pas. Ali Larijani a de nouveau reproché à Londres d'avoir, par son attitude, compliqué la libération des quinze marins. «Les Britanniques ont agi (…) comme si la violation des eaux iraniennes était quelque chose de normal», a-t-il souligné.

Pas d'espoirs trop tôt

Un contexte qui incite à la prudence selon l’ex-ambassadeur britannique en Iran. Sir Richard Dalton a estimé mardi qu'il ne fallait pas s'attendre à une libération immédiate des quinze marins. «Je mets en garde contre trop d'espoirs trop tôt, il y a encore beaucoup à discuter», a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision BBC News 24. Selon lui, Ali Larijani, «devra se coordonner» avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et «cela va prendre plusieurs jours ou plus longtemps».

Ce dernier a reporté de 24 heures sa conférence de presse à l’occasion de la nouvelle année iranienne (21 mars).