Olmert s'accroche à l'espoir de paix

PROCHE-ORIENT Encore une fois, il fait l'unanimité contre lui. Ehoud Olmert, Premier ministre israélien, pâtit, depuis les ratés de...

Armelle Le Goff

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Encore une fois, il fait l'unanimité contre lui. Ehoud Olmert, Premier ministre israélien, pâtit, depuis les ratés de la guerre contre le Hezbollah libanais de cet été, d'une cote de popularité quasi nulle. En se disant prêt, dimanche, à participer à une conférence de paix régionale sous les auspices de l'Arabie saoudite et en déclarant qu'il croyait qu'Israël pourrait « signer un accord global de paix avec ses ennemis d'ici à cinq ans », il a relancé les critiques contre lui.D'après le quotidien israélien Haaretz, ce n'est pas tant que les Israéliens soient catégoriquement opposés à l'initiative saoudienne, « ils sont seulement persuadés que ce gouvernement est incapable de relever le défi ». A gauche comme à droite, tous s'accordent à considérer comme opportuniste l'enthousiasme d'Olmert, qui trouve des « éléments positifs » au plan du roi Abdallah, rejeté tel quel en 2002 (notamment pour le point concernant la « solution juste » au problème des réfugiés palestiniens). « Il est en si mauvaise posture sur la scène politique intérieure, qu'une invitation [du roi Abdallah d'Arabie saoudite] lui redonnerait un peu de couleurs », a ironisé un commentateur de la radio militaire israélienne. Pour le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ziad Abou Amr, en visite hier à Paris, Olmert, « met la charrue avant les boeufs ». « Il essaie de sauter par-dessus les étapes, comme si l'occupation n'existait pas », a précisé le ministre reçu pour la première fois depuis 2006.