François Hollande en visite officielle au Kazakhstan

DIPLOMATIE La visite est dominée par un triple enjeu: l'intensification des échanges économiques, politiques et universitaires....

N.Beu. avec AFP
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François Hollande et le président kazakh, Noursoultan Nazarbaev, à Astana, au Kazakhstan, le 5 décembre 2014.
François Hollande et le président kazakh, Noursoultan Nazarbaev, à Astana, au Kazakhstan, le 5 décembre 2014. — ALAIN JOCARD / AFP

François Hollande a entamé vendredi au Kazakhstan une visite officielle de 48 heures dominée par un triple enjeu: l'intensification des échanges économiques mais aussi politiques et universitaires avec cette puissance émergente d'Asie centrale.

Dès son arrivée à Astana en milieu de matinée (heure locale), le chef de l'Etat a été accueilli en grande pompe au palais présidentiel par son homologue kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, qui règne sans partage sur son pays depuis l'indépendance acquise en 1991. Après un premier entretien, le programme prévoit une conférence de presse conjointe, un déjeuner officiel, une allocution devant des forums économique et universitaire et une rencontre avec la communauté française d'Astana. A la suite de quoi François Hollande doit s'envoler en fin d'après-midi pour Almaty, seconde étape de sa visite au Kazakhstan. Deux présidents français seulement se sont rendus dans cette ex-République soviétique depuis son indépendance: François Mitterrand, en septembre 1993, et Nicolas Sarkozy, en octobre 2009.

Une délégation d'entreprises fournie

Au chapitre diplomatique, les présidents français et kazakh devaient évoquer les crises régionales, à commencer par l'Ukraine, le partenariat renforcé noué en octobre entre Bruxelles et Astana mais aussi et peut-être surtout, l'Union eurasiatique portée par le président russe, Vladimir Poutine. Moscou tente par ce biais de restaurer son influence sur les ex-Républiques soviétiques mais le président kazakh l'a clairement signifié à son puissant voisin du nord: son ralliement à cette organisation n'a qu'une portée économique et ne signifie en rien une allégeance politique. Fort de sa position géographique, Astana entend plutôt s'affirmer dans un rôle pivot, aux confins de la Russie et de la Chine.

Au-delà de ces considérations diplomatiques, les questions économiques et commerciales devraient dominer cette visite. Premier producteur mondial d'uranium (et fournisseur des centrales atomiques françaises), le Kazakhstan regorge de pétrole, manganèse, fer, chrome ou charbon. Mais il voit aussi son économie se diversifier et se moderniser à grands pas. D'où la volumineuse délégation d'entreprises, petites et grandes, qui accompagne François Hollande. Au nombre d'une cinquantaine, elles comptent tirer leur épingle du jeu dans des secteurs aussi divers que la gestion des eaux et des déchets, les transports urbains, l'aéronautique, le spatial ou la construction mais aussi l'agroalimentaire, les énergies renouvelables, la santé et le tourisme.