Violences policières aux Etats-Unis: Plus de 1.500 personnes dans les rues de New York

IMPUNITE Un grand jury a décidé de ne pas poursuivre un policier blanc responsable de la mort d'un père de famille noir...

Philippe Berry

— 

Plus de 1.500 personnes ont défilé à New York, le 4 décembre 2014, pour protester contre la non-inculpation d'un policier blanc responsable de la mort d'un homme Noir.
Plus de 1.500 personnes ont défilé à New York, le 4 décembre 2014, pour protester contre la non-inculpation d'un policier blanc responsable de la mort d'un homme Noir. — J.DECROW/AP/SIPA

A New York, la colère ne retombe pas. Jeudi soir, plus de 1.500 personnes ont manifesté pour la deuxième nuit consécutive contre la décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier blanc responsable de la mort d'un père de famille noir.

Parmi les pancartes les plus populaires: «La vie des Noirs compte», «Pas d'impunité pour la police», «Ferguson, c'est partout», «Je suis le prochain», «Le racisme tue», «Pas de justice, pas de paix». Les manifestants ont également portés des faux cercueils aux noms de plusieurs victimes de bavures policières.

83 arrestations la veille

La nuit dernière, les manifestations se sont déroulées sans incidents majeurs à Manhattan mais 83 personnes ont tout de même été arrêtées.

Jeudi, les premiers rassemblements se sont formés à Union Square, où des militants se sont allongés à même le sol en reprenant les derniers mots d'Eric Garner, «Je ne peux pas respirer», alors que cet homme de 43 ans, asthmatique et obèse, est mort après avoir été immobilisé par le cou par un policier.

Hillary Clinton pour une réforme

«Nous ne pouvons tolérer l'impunité de la police. Le gouvernement doit réagir. Il dispose d'une vidéo montrant ce qui s'est passé, de quoi d'autre a-t-il besoin?», a lancé Jonathan, un manifestant de 40 ans. Il a déjà été entendu par le ministre de la Justice, Eric Holder, qui a ouvert une enquête fédérale sur les incidents de Ferguson et New York.

Probable candidate à l'élection présidentielle de 2016, la démocrate Hillary Clinton a appelé jeudi à une réforme du système pénal et des méthodes policières, déplorant que les Noirs aient «plus de chances d'être interpellés et fouillés par la police, inculpés et condamnés à des peines plus longues» que les Blancs. Le débat avec les républicains promet.