L'un des criminels de guerre nazi les plus recherchés est probablement mort en Syrie

MONDE Aloïs Brunner a été retiré de la liste de recherche des criminels de guerre nazis et de leurs collaborateurs, a annoncé le directeur du centre Simon Wiestenthal...

M.P. avec AFP

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La ville de Damas le 27 mai 2014
La ville de Damas le 27 mai 2014 — Louai Beshara AFP

L'un des criminels de guerre nazis les plus recherchés, Aloïs Brunner, est très probablement mort en Syrie il y a quatre ans, a indiqué lundi Efraim Zuroff, directeur du centre Simon Wiesenthal à Jérusalem.

«Je suis presque certain qu'Aloïs Brunner n'est plus en vie et qu'il est décédé il y a quatre ans en Syrie où il avait trouvé refuge», a affirmé à l'AFP Efraim Zuroff.

«Nous avons obtenu ces informations d'un ancien agent des services de renseignements allemands, et nous avons décidé de le retirer de notre liste de recherche des criminels de guerre nazis et de leurs collaborateurs», a-t-il ajouté. Aloïs Brunner était le bras droit d'Adolf Eichmann, principal responsable de la mise en oeuvre de la «solution finale» durant la Seconde Guerre mondiale.

Responsable de la déportation de 24.000 juifs Français

Il serait responsable de la déportation de 128.500 juifs vers les camps d'extermination. Il a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat, notamment à l'aide de lettres piégées en Syrie attribuées au Mossad, les services de renseignements israéliens.

En France, Aloïs Brunner a été à partir de juillet 1943 le chef du camp de Drancy, dans la région parisienne. A ce titre, il est responsable de la déportation de quelque 24.000 juifs français ou résidents en France vers Auschwitz. Il est aussi impliqué directement dans la déportation de 47.000 juifs d'Autriche, de 44.000 de Grèce et de 14.000 en Slovaquie.

Condamné par contumace

Né en 1912, il a été condamné à mort par contumace par le tribunal permanent des forces armées à Paris en 1954. En mars 2001, il a été condamné à nouveau en France à la prison à perpétuité pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Selon le centre Wiesenthal et des médias internationaux, il s'est réfugié après la guerre à Damas où ou il était connu sous le nom de «Georg Fischer». L'Allemagne et d'autres pays ont demandé en vain son extradition auprès des autorités syriennes.