Niger: Des prévenus libérés dans l'affaire de «trafic de bébés»

Justice Dix-sept personnes avaient été écrouées fin juin dans une affaire de «trafic de bébés»...

20 Minutes avec agence
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Hama Amadou (à gauche) avait quitté le Niger le 27 août après l'autorisation son audition dans cette affaire de trafic de bébés.
Hama Amadou (à gauche) avait quitté le Niger le 27 août après l'autorisation son audition dans cette affaire de trafic de bébés. — Boureima Hama AFP

L'affaire a touché le cœur même du pouvoir nigérien. En juin dernier, 17 personnes étaient inculpées pour «présumé trafic international de bébés» entre le Nigeria, le Bénin et le Niger. 

Parmi elles, l'ex-ministre de l'Agriculture Abdou Labo, un proche du président Mahamadou Issoufou, et son épouse. Mais aussi, un colonel de l'armée et son épouse. Et l'ex-épouse de l'ex-président du Parlement Hama Amadou, en fuite en France.

Pas de demande déposée

Ces prévenus avaient tous fait appel, en septembre et octobre, contre des ordonnances de rejet de leur mise en liberté provisoire. Et ce contrairement à l'épouse d’Hama Amadou, le principal opposant du président Issoufou, a expliqué le parquet, par la voix d'Ibrahim Boubacar Zakaria, procureur général près la Cour d'appel de Niamey. «Ceux qui n'ont pas formulé de demande de remise en liberté ou qui n'ont pas fait appel, (...) ne sont pas concernés», a lancé le magistrat. 

Souley Oumarou, avocate de l'épouse du parlementaire en fuite, avait déclaré le contraire quelques heures plus tôt à l'AFP: «Quasiment tout le monde a été libéré. Nous avons également introduit une demande de liberté provisoire pour la femme d’Hama Amadou, mais elle ne fait pas partie des personnes libérées.»

Ecrouées pour «supposition d'enfant»

Ces 17 personnes, parmi lesquelles douze femmes, avaient été inculpées fin juin et écrouées, notamment pour «supposition d'enfant», un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde.

Mercredi matin sur RFI, le ministre nigérien des Affaires étrangères est revenu sur cette affaire retentissante, qui a crispé le climat politique. Mohamed Bazoum assure que l'ex-épouse d’Hama Amadou est à l'origine de l'existence d'une maison close au Nigeria, où se négocie la vente de bébés.