Pression continue contre l’opposition

avec AFP

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Le gouvernement zimbabwéen a vivement rejeté les critiques dont il a fait l'objet après de nouvelles interpellations violentes de dirigeants de l'opposition, estimant qu'elles reflétaient une prise de position "politique" des pays occidentaux.
Le gouvernement zimbabwéen a vivement rejeté les critiques dont il a fait l'objet après de nouvelles interpellations violentes de dirigeants de l'opposition, estimant qu'elles reflétaient une prise de position "politique" des pays occidentaux. — Desmand Kwande AFP/Archives

Nouvel assaut contre l’opposition au Zimbabwe. La police du pays a perquisitionné, mercredi, le siège du principal parti d'opposition à Harare la capitale et procédé à une vague d'arrestations, tandis que le président Robert Mugabe se rendait à Dar es-Salaam pour un sommet régional consacré à la crise.

Selon le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), son leader Morgan Tsvangirai a été brièvement interpellé, moins de deux semaines après son interpellation violente du 11 mars. Une information formellement démentie par la police en fin de journée.

Matraques, fusils d’assaut

Une chose est certaine, le siège de son parti a été encerclé par des hommes armés de grenades lacrymogènes, de matraques, de fusils d'assaut AK-47 et équipées de boucliers anti-émeute,perquisitionné par les forces de l’ordre. Des documents, des ordinateurs et des affiches de campagne ont été saisis.

Dix membres du MDC ont été arrêtés pendant la perquisition et 25 autres personnes ont été interpellées mardi dans la capitale, a assuré Wayne Bvudzijena, porte-parole de la police nationale, précisant que Tsvangirai ne faisait pas partie des personnes interpellées.

«Chasse aux sorcières»

Selon Wayne Bvudzijena, cette perquisition s'inscrivait dans le cadre d'enquêtes sur plusieurs attaques récentes au cocktail Molotov contre des locaux des forces de sécurité. Le pouvoir accuse le MDC d'en être l'instigateur, des allégations que réfute l'opposition.

«Nous ne faisons pas de chasse aux sorcières. Nous menons des enquêtes et nous arrêterons ceux qui sont impliqués dans ces actes quels que soient leur statut».