Les dirigeants arabes en appellent aux Israéliens

MOYEN-ORIENT Le sommet arabe se déroule sur fond de polémique sur la présence américaine en Irak…

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Les pays arabes ont entamé mercredi à Ryad un sommet de deux jours au cours duquel ils ressusciteront une offre de paix avec Israël vieille de cinq ans qu'ils présentent comme la meilleure chance, sinon la dernière, de régler le conflit israélo-arabe.
Les pays arabes ont entamé mercredi à Ryad un sommet de deux jours au cours duquel ils ressusciteront une offre de paix avec Israël vieille de cinq ans qu'ils présentent comme la meilleure chance, sinon la dernière, de régler le conflit israélo-arabe. — Awad Awad AFP

Les dirigeants arabes ont décidé de lancer un appel direct «au gouvernement israélien et à tous les Israéliens» pour qu'ils acceptent le plan arabe de paix adopté à Beyrouth en 2002, selon le texte de la résolution adoptée mercredi lors du sommet de Ryad.

Occupation «illégitime»

En ouverture du sommet, le roi saoudien Adballah s’en était plutôt pris à l’occupation américaine en Irak, jugée «illégitime.» «Dans l'Irak bien-aimé, le sang coule entre frères dans l'ombre d'une occupation étrangère illégitime et les conflits religieux menacent de déclencher une guerre civile», a déclaré le souverain saoudien lors de la séance d'ouverture du sommet.

Les Etats-Unis, pourtant un des principaux alliés du régime saoudien ont vigoureusement contesté cette affirmation. «Les Etats-Unis sont en Irak à la demande des Irakiens et sous mandat des Nations unies, il est faux de suggérer le contraire», a expliqué un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

Dans le passé, les dirigeants saoudiens, notamment le ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, ont souvent critiqué la politique américaine en Irak, mais n'ont jamais qualifié d'«illégitime» la présence militaire américaine dans ce pays.

Appel à la levée du boycott contre le gouvernement palestinien

Comme le président soudanais Omar el-Béchir, qui avait ouvert le sommet juste avant, le roi a aussi appelé à la levée du boycott international contre le gouvernement palestinien d'union nationale formé par le Fatah et le mouvement islamiste Hamas grâce à une médiation saoudienne ayant abouti en février à l'accord de La Mecque.

«Il devient nécessaire de mettre fin au blocus du peuple palestinien frère au plus tôt, afin que le processus de paix puisse avancer loin du climat d'oppression et de force, ce qui lui permettra, par son succès, de réaliser son but, l'établissement d'un Etat palestinien indépendant», a-t-il dit.

Abordant la situation au Soudan et le conflit du Darfour, il a estimé, dans une claire expression de soutien au régime de Khartoum, que «le manque de fermeté arabe (avait) mené à une ingérence étrangère dans ses affaires».