Les enfants libérés aux Philippines

FAIT DIVERS 32 enfants étaient pris en otage par un directeur de garderie qui réclame la gratuité de l'éducation...

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Environ 200 personnes seraient  mortes et 1.500 portées disparues vendredi après un glissement de terrain provoqué par des pluies torrentielles dans le centre des Philippines, a indiqué le responsable de la Croix Rouge Richard Gordon.
Environ 200 personnes seraient mortes et 1.500 portées disparues vendredi après un glissement de terrain provoqué par des pluies torrentielles dans le centre des Philippines, a indiqué le responsable de la Croix Rouge Richard Gordon. — AFP/Infographie

Le directeur de garderie a finalement libéré mercredi soir à Manille (Philippines) la trentaine d'enfants et les deux enseignants qu'il retenait depuis la matinée prisonniers dans un car. Le ravisseur, Amando «Jun» Ducat, et ses deux complices se sont rendus à la police.

Dans des événements retransmis en direct par les chaînes de télévision, les enfants pouvaient être aperçus sortant du car un par un, certains embrassant leurs ravisseurs. «Jun» Ducat a remis les deux grenades qu'il détenait à un sénateur qui était monté à bord du car afin de négocier la libération.

Dans la matinée de mercredi, ce directeur d'une garderie d'un quartier défavorisé de Manille, assisté par deux adjoints, avait pris le contrôle d'un autocar scolaire où 32 enfants, tous âgés de moins 6 ans, et deux enseignants avaient pris place pour une sortie éducative à Tagaytay.

«J’aime ces enfants»
 
Dans un message lu sur les ondes locales, «Jun» Ducat avait exigé la gratuité de logement et d'éducation pour les 145 enfants de sa garderie, située dans un quartier défavorisé de la capitale. Cette requête concernait également les enfants à bord du car. «J'aime ces enfants, c'est la raison pour laquelle je suis là. Je ne vais pas déclencher une fusillade», a-t-il assuré.

Selon l’ancien patron de la police de Manille, «Jun» Ducat avait déjà retenu prisonnier deux prêtres catholiques à Manille en 1987 à l'aide de fausses grenades. Il s'agissait à l'époque d'un litige d'ordre immobilier.