Les Arabes au chevet du Proche-Orient

PROCHE-ORIENT Après la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire général des Nations Unies...

Faustine Vincent

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Effervescence diplomatique au Proche-Orient. Après la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, c'est au tour de la Ligue arabe d'entrer en scène cette semaine pour tenter de relancer le processus de paix.Les pays arabes se réunissent aujourd'hui et demain à Riyad (Arabie saoudite) lors d'un sommet crucial. Le plan de paix de 2002 du roi Abdallah doit être remis au goût du jour. Il prévoit une normalisation des relations avec Israël en échange du retrait israélien total des territoires arabes occupés depuis 1967, de la création d'un Etat palestinien et du règlement de la question des réfugiés palestiniens. A l'époque, l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon avait rejeté le plan. Son successeur, Ehoud Olmert, semble plus enclin au compromis. Bien qu'hostile au retour des réfugiés palestiniens, il a déclaré : « L'initiative saoudienne est intéressante et contient de nombreux éléments que je serais prêt à accepter. »Le sommet concentre tous les espoirs. Condoleezza Rice, qui a terminé une « navette diplomatique » infructueuse entre dirigeants arabes et israéliens hier, a appelé les Arabes à s'ouvrir envers l'Etat hébreu. Ban Ki-moon leur a demandé d'aider à la relance du processus. Et le président palestinien, Mahmoud Abbas, a mis en garde contre un « anéantissement » de l'initiative arabe, qui représente « la meilleure chance de paix dans le proche avenir ».