Le président colombien lance un avertissement aux Farc

MONDE Juan Manuel Santos s'exprimait lundi après l'enlèvement d'un général...

20 Minutes avec AFP

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Le président colombien Juan Manuel Santos le 7 novembre 2014 à Londres.
Le président colombien Juan Manuel Santos le 7 novembre 2014 à Londres. — Tolga Akmen/LNP/REX/REX/SIPA

Il avait déjà annoncé la suspension des négociations de paix avec la guérilla marxiste, dimanche, sur Twitter. Lundi, le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, a estimé lors d'une conférence de presse que la volonté de paix des Farc était «mise à l'épreuve», après l'enlèvement d'un général.

«La volonté des Farc est mise à l'épreuve. De leur décision dépend la poursuite vers la fin du conflit et la réconciliation», a déclaré Santos, exigeant la libération de cinq personnes récemment enlevées par la rébellion, dont un général de l'armée.

La capture de cet officier en compagnie d'un caporal et d'une conseillère de l'armée, survenue dimanche dans une région de la côte Pacifique, a provoqué la suspension des pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, délocalisées depuis près de deux ans à Cuba. La semaine passée, la principale rébellion colombienne a aussi revendiqué la capture de deux soldats dans le nord du pays.

Un demi-siècle de conflit

«Tant que cette situation n'est pas résolue», les négociateurs du gouvernement «ne pourront voyager à La Havane pour reprendre les discussions», a insisté le président colombien, qui a maintenu sa décision de ne pas décréter de cessez-le-feu avant d'obtenir un accord de paix final.

Les pourparlers avec les Farc, qui comptent encore officiellement près de 8.000 combattants, visent à mettre un terme à un conflit interne d'un demi-siècle, le plus vieux d'Amérique latine. «Soyons clairs: bien que nous soyons en train de négocier au milieu du conflit, les Farc doivent comprendre qu'on ne parvient pas à la paix en redoublant d'actions violentes et en minant la confiance», a poursuivi le président, concluant: «Qu'elles démontrent leur volonté de paix avec des actions et pas seulement des paroles.»